Vertement critiqué pour son alignement sur Washington après le kidnapping du président vénézuélien Nicolás Maduro, Macron a voulu se rattraper lors de son discours annuel devant les ambassadeurs de France. Il a dénoncé « le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme » dans les relations internationales, visant notamment sans le nommer Donald Trump qui « se détourne progressivement » de certains alliés et « s’affranchit des règles internationales ». Et que va-t-il faire maintenant pour contrer le grand Satan ? pas grand-chose. Mais a promis qu’il va être ferme à son égard en plaidant pour « un multilatéralisme efficace » et la nécessité de « réformer la gouvernance mondiale de l’ONU ». Soit l’art de faire des phrases sans prendre aucune décision concrète. Face à un tel « anti-impérialiste » Trump n’a vraiment pas grand-chose à craindre.