Jean-Luc Mélenchon s’est attiré un nouveau procès en antisémitisme en brocardant, lors d’un meeting électoral tenu à Lyon, le nom de Jeffrey Epstein, le criminel sexuel new-yorkais, au centre d’un scandale qui éclabousse des responsables économiques et politiques du monde entier. Il a ironisé sur la prononciation anglaise du nom « Epstein » en déclarant : « Je voulais dire “Epstine” pardon, ça fait plus russe “Epstine”. Alors maintenant, vous direz Epstine au lieu d’Epstein, Frankenstine au lieu de Frankenstein » avant d’ajouter : « eh bien voilà, tout le monde comprend comment il faut faire », devant une salle hilare. Ce type de remarques lui a valu une avalanche de critiques, à droite surtout mais aussi à gauche. Et dans la foulée l’accusation d’antisémitisme a resurgi. Ce que lui et ses camarades de la LFI ont farouchement nié. Donc acte. Il n’empêche qu’ironiser sur le changement de la prononciation traditionnelle d’un nom se terminant par « stein », c’est tendre le bâton pour se faire battre. Et Mélenchon ne pouvait l’ignorer.