Nos vies valent plus que leurs profits

RATP : des bénéfices tirés vers le haut

Le groupe RATP a dévoilé ses résultats 2024 : une hausse de 10 % du chiffre d’affaires qui monte à 7,1 milliards d’euros et un résultat opérationnel de 167 millions. Cette tendance va sans aucun doute continuer car l’entreprise gagne des marchés un peu partout : du métro de Riyad à celui de Lyon par exemple.

Mais les dirigeants de la multinationale RATP, Jean Castex en tête, préviennent que les bus parisiens tireraient les bénéfices à la baisse. Ce serait aux travailleurs de faire des sacrifices, dans le cadre particulier de l’ouverture à la concurrence qui se poursuit. Quant à Île-de-France Mobilités (IDFM, l’autorité organisatrice qui représente la région), elle appuie les mensonges de Castex pour payer le moins possible en faisant jouer le chantage à concurrence entre les groupes. Eh oui, les annonces de bénéfices deviennent l’occasion d’annoncer de nouvelles attaques contre les travailleurs et tous les services qui leur sont nécessaires !

Attaques qui se poursuivent à travers, par exemple, les négociations annuelles obligatoires (NAO) qui viennent de se dérouler. À la clef, une revalorisation des « médailles » (prime d’ancienneté), une prime de 10 euros pour le travail le samedi, la conversion d’une prime en salaire et la possibilité de monétiser davantage de jours dans le compte épargne temps. Travailler plus sans même vraiment gagner plus ! Mais pas d’augmentation des salaires en vue ! Pour aller les chercher, NAO ou pas, il faudra se battre.

Selma Labib et Marina Kuné