La Cour d’appel de Reims a condamné la dirigeante d’une société prestataire de services et ses hommes de main à de la prison ferme. En 2023, ceux-ci avaient exploité des ouvriers sans papiers (majoritairement originaires du Mali, Sénégal, Burkina Faso, Mauritanie, Côte d’Ivoire et Gambie), pour le ramassage de raisins, sans les payer et en les logeant dans des locaux insalubres. Cinquante sept d’entre eux s’étaient portés partie civile dans cette affaire dite des « vendanges de la honte ». Ils travaillaient dans les vignes à Nesle-le-Repons et participaient aux vendanges du raisin qui donne les prestigieux Champagne. Svetlana Goumina, dirigeante de la société Avanim, continuera sa peine de quatre ans de prison dont deux fermes prononcée en première instance. De son côté José Blanco, secrétaire général de l’intersyndicale CGT du champagne, a déclaré : « Nous sommes très satisfaits que cette condamnation pour traite d’êtres humains ait été confirmée. C’est important d’utiliser les bons mots ». À noter que le propriétaire des vignes dans lesquelles travaillaient ces ouvriers a été relaxé car il affirmait qu’il ignorait tout de la situation. Et les juges ont fait semblant de le croire.