Invité de la matinale de France Inter, le président des Républicains, Bruno Retailleau, a été interrogé pour savoir ce qu’il pensait des menaces de mort proférées par le sénateur de son groupe, Thierry Meignen, ancien maire du Blanc-Mesnil, à l’égard de la journaliste Nassira El Moadem, autrice d’un livre-enquête sur les pratiques douteuses de la municipalité qu’il présidait jusqu’au mois dernier. Il a d’abord refusé de répondre à la question accusant pêle-mêle les journalistes de vouloir « mettre sur le même plan » Les Républicains et la France insoumise, attaquant au passage le service public et annonçant la création d’un « observatoire » pour placer sous surveillance les maires LFI. Mais relancé sur l’affaire Meignen, il a regretté, du bout des lèvres, un simple « écart de langage » de ce dernier dont il n’était jusqu’alors pas au courant. Sans blague. Ce qui ne l’a pas empêché ensuite d’accuser la radio de « vouloir banaliser la brutalisation de la vie politique ». Question brutalisation il a fait ses preuves lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.