À Rouen, l’année 2025 s’est achevée dramatiquement pour le monde du travail. Le 19 décembre, un marin qui travaillait sur un navire amarré sur la zone industrialo-portuaire a été grièvement brûlé, victime d’une exposition à l’ammoniac lors d’une opération de déchargement de produits destinés à l’usine Lat Nitrogen (ex-Boréalis), classée Seveso seuil haut. Il a été transporté à l’hôpital de Garches où il est toujours entre la vie et la mort.
Dans l’agglomération rouennaise, hélas, presque une habitude…
Cet accident rappelle l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen en 2019 qui avait plongé toute la ville dans les fumées toxiques et les poussières d’amiante pendant plusieurs jours. Aujourd’hui, nous attendons toujours que l’État et les capitalistes payent pour ce crime dont nous ignorons toujours les réelles conséquences sur la santé des travailleurs de l’usine, des secours mobilisés et de la population. On pourrait y ajouter l’important incendie de l’entrepôt de stockage de batteries au lithium de Bolloré Logistics en 2023 à Grand-Couronne et d’autres incidents « mineurs » qui arrivent régulièrement.
Notre santé avant leurs profits
Face à ces crimes industriels, Nicolas Meyer-Rossignol, président de la métropole de Rouen et numéro deux du PS, s’est contenté de compatir à l’inquiétude des habitants sans jamais aller chercher par le col les industriels responsables. Les industriels et les politiciens à leur service feront toujours passer les profits avant la vie des travailleurs, avant la santé des habitants et avant la protection de l’environnement. Soutenir des candidatures révolutionnaires, c’est affirmer qu’il faut se débarrasser définitivement des patrons pollueurs et empoisonneurs. Alors, faites connaître la liste menée par Amaury Renauld à Rouen et celle conduite par Noura Hamiche à Saint-Étienne-du-Rouvray.

