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Brèves

L’actualité en bref

L’archevêque de la ville rose, Guy de Kérimel, vient de promouvoir au poste de chancelier de la curie diocésaine Dominique Spina, un prêtre qui, en 2006, alors qu’il officiait à Bayonne, avait été condamné à cinq ans de prison dont un avec sursis pour le viol d’un lycéen. Un tel passé méritait bien une promotion. Le mitré a expliqué « avoir pris le parti de la miséricorde » pour la justifier. Une pseudo-ouverture d’esprit qui contraste avec la hargne que subissent les divorcés et les LGBT+ de la part de la Sainte Institution alors qu’ils n’ont violé personne. Même le site Internet du média catholique Tribune chrétienne fait part de son « incompréhension » et écrit qu’une telle décision fait fi des engagements pris il y a trois ans dans le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église. De là à y voir l’œuvre de Satan…

Selon une étude que vient de publier l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), le taux de pauvreté a fortement augmenté en 2023 pour atteindre 15,4 % de la population. Soit une hausse de 0,9 point en un an et le niveau le plus élevé depuis trente ans. Résultat : 10 millions de personnes (SDF non compris) vivaient sous le seuil de pauvreté, établi à 1 288 euros par mois, en augmentation de plus d’un demi-million de personnes sur une année. Et il est peu probable qu’en 2024 les choses se soient améliorées. La même année, on comptait environ 2,87 millions de millionnaires en euros, soit une hausse de 47 000 par rapport à l’année précédente. En résumé, la pauvreté et la richesse s’accumulent aux deux pôles de la société.

Reclaim, une ONG écologiste qui lutte pour la justice sociale et climatique, dénonce dans un rapport le fait que quatre organismes gestionnaires de retraites complémentaires ou d’argent public liés aux régimes de pensions investissent massivement dans des activités émettrices de gaz à effet de serre… tout en prétendant le contraire. Sont visés l’Agirc-Arrco (retraites complémentaires du privé), l’ERAFP (régime de retraite additionnelle de la fonction publique), l’Ircantec (retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités) et le Fonds de réserve pour les retraites (FRR). Ensemble ils ont investi 2,5 milliards d’euros dans le gaz et le pétrole. Sans demander, bien sûr, leur avis aux retraités…

C’est Nicolas Dufourcq, le directeur général de la banque d’investissement public BPIFrance qui l’affirme sans détour sur BFMBusiness : « Pendant quelques années la France va vivre sa première crise d’austérité » depuis 1983 et le « tournant de la rigueur » décrété par le président de la République de l’époque, le « socialiste » François Mitterrand. Et ce n’est qu’un début. Car il faudra encore trouver 150 milliards pour parvenir à un niveau où la dette publique cessera d’augmenter. Et où prendre l’argent ? Là aussi Dufourcq est très clair : comme il n’est pas question d’augmenter les impôts (notamment ceux des plus riches et des grandes entreprises) l’austérité se traduira en priorité par des coupes claires « dans les dépenses sociales : retraite, santé et tout le reste ». Bref une attaque en règle contre les classes populaires.

Le plus sérieusement du monde, le Premier ministre israélien génocidaire, Benyamin Netanyahou, poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, vient de demander de décerner le prochain prix Nobel de la paix à Donald Trump. Ce n’est pas la première fois que des partisans de Trump tentent de lui faire attribuer cette récompense. Jusqu’ici sans succès. Mais c’est la première fois qu’un de ses parrains est littéralement couvert du sang de dizaines de milliers d’innocents. Cependant, pour défendre cette candidature, Netanyahou pourra toujours argumenter que le suédois Alfred Nobel, le créateur du prix, était l’inventeur de la dynamite et a fait notamment fortune dans l’industrie d’armement. Des points qui les rapprochent…

Le nombre d’exécutions dans le pays a atteint un niveau record en 2024, selon un rapport d’Amnesty International, qui dénonce le recours croissant à la peine de mort pour des affaires de drogue non violentes. Le royaume a exécuté 345 personnes l’an dernier, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré par l’organisation en plus de trente ans de suivi. Une tendance qui s’est poursuivie au cours des six premiers mois de 2025, durant lesquels 180 personnes ont déjà été mises à mort, laissant présager un nouveau record cette année. Cette dictature sanguinaire est dirigée par le très « moderniste » prince héritier Mohammed ben Salmane qui affirmait en 2022 avoir limité l’usage de la peine de mort aux seules condamnations pour homicide. Malgré ce gros mensonge, il reste le chouchou des capitales occidentales auxquelles il achète des armes de toutes sortes.

Selon un bilan provisoire plus de 100 personnes sont mortes et plusieurs dizaines encore portées disparues à la suite de la crue éclair du fleuve Guadalupe dont le niveau est monté de plus de huit mètres en 45 minutes. Si les inondations de ce genre sont fréquentes dans cette région des États-Unis, les spécialistes mettent en liaison leur ampleur exceptionnelle avec le réchauffement climatique. La météo n’est pas une science exacte et il est toujours difficile de prévoir l’ampleur de ces phénomènes. Mais depuis son arrivée à la Maison-Blanche le climatosceptique Trump n’a fait qu’aggraver les choses. Il a en effet taillé à la hache dans les effectifs du Service météorologique national (National Weather Service) en licenciant plus de 600 météorologues, hydrologues et physiciens du climat mais aussi dans ceux du Centre de modélisation environnementale de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), spécialisé dans l’amélioration des prévisions difficiles. Cette fois, la NOOA avait cependant prévu la catastrophe et lancé une « alerte inondation », dont les autorités locales n’ont pas tenu compte, ni en évacuant la population menacée, ni même en la prévenant – faute de moyens selon le gouverneur. Dans l’avenir, les licenciements de fonctionnaires des services de météo par Trump risquent fort d’aggraver les choses, mais le président entend bien poursuivre sa politique catastrophique.

Le gouvernement de Varsovie a annoncé avoir installé 52 points de contrôle à la frontière avec l’Allemagne et 13 avec la Lituanie, qui seront effectifs du 7 juillet au 5 août mais pourront être prolongés après cette date. La décision prise par le gouvernement polonais « est destinée à endiguer le flux de l’immigration illégale ». Le Premier ministre, Donald Tusk, a accusé son voisin allemand d’envoyer vers la Pologne des migrants considérés comme indésirables sur son territoire. Depuis l’élection présidentielle du 1er juin, la chasse aux migrants est devenue un axe prioritaire de la politique polonaise. Ce qui ne peut étonner puisque l’exemple vient de la Commission européenne elle-même. Plus que jamais, il faut réclamer l’ouverture des frontières, le droit de circulation et de libre installation pour tous et toutes.

Le 5 novembre 2018, vers 9 heures du matin, deux immeubles situés aux numéros 63 et 65 de la rue d’Aubagne, un quartier populaire du centre de la cité phocéenne, s’écroulaient totalement alors qu’un troisième, au no 67, s’effondrait à 75 %. Dans ce drame, huit personnes perdaient la vie. Prés de huit ans après les faits, le tribunal a condamné trois copropriétaires à de la prison ferme sous bracelet électronique, quatre à du sursis et six autres prévenus ont été relaxés. Des peines jugées scandaleusement insuffisantes par les victimes et leurs familles. À un titre ou un autre les condamnés s’étaient opposés à la réalisation des travaux de ces immeubles en piteux état où s’entassaient des locataires vivant dans de véritables taudis. Quant à l’architecte-expert, qui avait visité les immeubles moins de trois semaines avant le drame en les déclarant parfaitement habitables, il a pris deux ans avec sursis. Le procès a levé le voile sur tout ce petit monde sordide d’affairistes qui louent parfois très cher des logements insalubres à des familles modestes.