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Brèves

L’actualité en bref

Quatre hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour viols avec actes de torture et de barbarie. Le principal accusé, qui habitait le village de Reiganc, avait non seulement violé et roué de coups sa compagne mais, de plus, l’avait livrée en pâture à d’autres hommes. Et quatre autres femmes avec lesquelles il avait eu une liaison avaient connu le même sort. C’est finalement en novembre 2023 que l’une d’elles avait porté plainte auprès de la gendarmerie. Il aura fallu finalement plus d’un an et demi pour que l’homme et ses acolytes soient finalement interpellés. Le moins que l’on puisse dire est que parfois la justice se hâte lentement…

Une commission d’enquête sénatoriale sur les aides publiques a auditionné le PDG du groupe Carrefour, Alexandre Bompard. Les sénateurs tentaient de comprendre comment Carrefour avait pu toucher 350 millions d’aides publiques en 2018 – principalement des exonérations de cotisations de la masse salariale – alors que le groupe comptait 109 000 salariés, et 330 millions en 2024 alors que ses effectifs étaient retombés à 85 000. Entre-temps Carrefour avait mis en location-gérance nombre de ses magasins en restant propriétaire tout en n’étant plus formellement le patron, cette tâche revenant aux gérants. Ce tour de passe-passe lui a permis de se débarrasser de nombreux salariés tout en continuant à empocher les aides publiques. Et l’administration fiscale a laissé faire.

Le revirement surprise de Donald Trump sur les droits de douane, qui le 9 avril avait suspendu pour 90 jours leur augmentation spectaculaire, avait fait repartir les marchés internationaux à la hausse après plusieurs jours de dévissage. Mais il semble que ce rétropédalage n’était pas une surprise pour tout le monde, et notamment pour les milliardaires qui l’entourent. Ces derniers, dûment prévenus, ont massivement acheté des actions alors que les cours étaient au plus bas pour les revendre après leur remontée spectaculaire, empochant des milliards de dollars au passage. Un exemple cité par Trump lui-même sur son compte X : celui du milliardaire et gestionnaire d’actifs Charles Schwab qui « a gagné 2,5 milliards » sur la seule journée du 9 avril. Et il est probable que le président lui-même se soit sucré au passage. Des délits d’initiés à la pelle qui ne peuvent étonner de la part du voyou de la Maison-Blanche et de ses complices.

Dans une étude de Silver Alliance, un collectif d’entreprises pour bien vieillir à domicile, et CSA Research, qui vient d’être rendue publique, les retraités interrogés estiment qu’il leur manque en moyenne 531 euros par mois pour vivre correctement, soit 438 euros pour une personne seule et 597 euros pour un couple. 67 % des retraités interrogés déclarent avoir vu leur pouvoir d’achat diminuer depuis leur départ à la retraite et 59 % redoutent une nouvelle baisse dans la période qui vient. Et pour cause : la pension médiane des retraités est de 1 531 euros par mois, tandis que les dépenses mensuelles s’élèvent en moyenne à 1 842 euros, engendrant un déficit financier quasi-permanent. Et bien que les pensions aient été revalorisées de 2,2 % au début de l’année 2025, cela n’a pas compensé pas l’augmentation des coûts de la vie. Plus que jamais il faut se battre pour qu’aucune pension ou retraite ne soit inférieure à 2 000 euros net par mois.

C’est le 14 mai prochain que François Bayrou sera entendu par la commission d’enquête parlementaire sur les violences sexuelles, physiques et psychologiques qui étaient courantes dans l’établissement catholique Notre-Dame de Bétharram, dans les Pyrénées Atlantiques. La défense du Premier ministre, selon laquelle il aurait tout ignoré à la fois en tant que parent d’élève, époux d’une enseignante, conseiller général, député, ministre de l’Éducation nationale et maire de Pau et qu’il ne serait « jamais » intervenu, « ni de près, ni de loin », dans cette affaire est battue en brèche chaque jour par de nouveaux témoignages accablants. Derniers en date : ceux d’un ancien gendarme qui avait été chargé d’enquêter et d’un juge d’instruction auprès desquels Bayrou serait intervenu pour ralentir les investigations. Mais de tout cela, bien évidemment, le Béarnais n’a aucun souvenir…

L’Insee vient de publier un rapport qui montre que la mortalité infantile a connu une nouvelle hausse dans le pays en 2024. Depuis 2011, le taux de mortalité infantile n’a cessé d’augmenter, passant de 3,5 décès pour 1 000 enfants nés vivants à 4,1 pour 1000 en 2024. Ce qui se traduit par le fait qu’en l’an dernier 2 700 enfants sont décédés avant l’âge d’un an. « Cela signifie qu’un enfant sur 250 meurt avant son premier anniversaire », développe l’Insee. « Un quart de ces décès ont lieu le jour de la naissance, la moitié entre 1 et 27 jours de vie, un quart dans la période post-néonatale, qui survient de 28 jours à moins d’un an. » En 2022, la France se classait au 23e rang sur les 27 États de l’Union européenne en termes de mortalité infantile. L’augmentation de la pauvreté mais aussi la détérioration des services médicaux expliquent en partie cette situation, nombre de services de néonatalogie des hôpitaux publics étant à bout de souffle.

La Commission européenne a annoncé qu’elle envisageait de remplacer la notice papier des médicaments par une version numérique, au nom de la lutte pour l’environnement. Une politique approuvée par les labos pharmaceutiques qui y voient un moyen de faire des économies. Cela a amené plusieurs associations de consommateurs (UFC-Que Choisir, Familles rurales, Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie) à écrire une lettre commune au ministre de la Santé dans laquelle elles estiment que « le numérique doit rester un outil additionnel, complémentaire et jamais un substitut imposé » et soulignent que « pour de nombreuses personnes – en particulier les personnes âgées, en situation de précarité numérique ou vivant dans des zones mal desservies, la version traditionnelle en papier constitue un support indispensable, à la fois simple et fiable ». La Commission européenne se moque du monde. Elle laisse largement les mains libres aux grands trusts qui polluent à tout-va mais « verdit » sa politique en rendant plus difficile la vie quotidienne des simples citoyens.

À l’hôpital Monod du Havre, le plafond d’un des vestiaires remis à neuf s’est effondré, heureusement sans blesser personne. Les syndicats pointent du doigt la mauvaise qualité et la fragilité des matériaux utilisés pour les travaux, bien que la direction assure qu’il n’y aurait aucun danger, mais il faudrait les croire sur parole ! Par contre, on peut plus facilement croire que la direction a décidé d’économiser autant que possible sur le dos de la sécurité.

… d’après le bulletin CHU Caen

Alors que les manifestations antigouvernementales continuent dans le pays, Netanyahou a annoncé l’exclusion de 1000 réservistes de l’armée de l’air. Ceux-ci avaient osé signer une tribune demandant le retour des otages « même au prix d’un changement immédiat dans la guerre ». Mais cette mesure répressive ne suffit pas à faire taire la contestation qui monte dans le pays, y compris au sein de l’armée. Le lendemain, 250 réservistes des services de renseignement ont à leur tour signé une tribune déclarant que « la guerre sert avant tout des intérêts personnels et politiques et non des intérêts de sécurité ». Espérons que cette contestation s’étende encore et cherche clairement la voie de la solidarité avec le peuple palestinien.