Nos vies valent plus que leurs profits

Brèves

L’actualité en bref

L’euro-députée de la France insoumise, Rima Hassan, qui est franco-palestinienne, a brusquement était interrompue et coupée d’antenne sur BFMTV, alors qu’elle commentait les livraisons d’armes à Israël et les propos d’Emmanuel Macron sur le sujet. Son crime : avoir critiqué les propos tenus quelques heures plus tôt sur la même antenne par un porte-parole de l’armée israélienne, Olivier Rafowicz. Ce dernier avait déclaré, lors d’une émission spéciale depuis Tel Aviv, que la chaîne d’info en continu faisait « du travail excellent par rapport à la présentation du conflit ». Que le propos ait choqué Hassan, on la comprend. Mais que BFMTV se glorifie d’un tel compliment cela interroge, c’est le moins que l’on puisse dire, sur la qualité et l’honnêteté de ses informations concernant cette sale guerre.

Nous étions nombreux à nous mobiliser et à nous rassembler sur le parvis de la CAF pour réclamer la tenue d’une expertise indépendante sur les risques psychosociaux. La justice nous a donné raison, la direction a été obligée d’accepter que les membres du cabinet Tandem viennent mettre le nez dans ses petites affaires. Et les conclusions sont alarmantes : on nous parle de « risques graves », de « scénario à la France Télécom », du « jamais vu en 15 ans d’expertise »… Mais, avec l’été, le choc des révélations est passé et la direction propose une simple commission paritaire constituée d’on ne sait qui et qui se réunira on ne sait quand. Le caractère d’urgence n’a pas l’air d’avoir le même sens selon qu’on est simple salarié ou cadre dirigeant…

… d’après le bulletin CAF (Nantes)

Des employés ont récupéré des documents confidentiels suite à une faille informatique du service RH et ils se sont rendu compte qu’un bon nombre d’informations présentes dans ces documents avaient un caractère discriminatoire. On y retrouve en effet des remarques sur l’état de santé des salariés, leur engagement syndical éventuel, leur vie privée, etc. La direction nie et réclame le licenciement des deux lanceurs d’alerte pour violation de données. La CGT, qui soutient les deux représentants du personnel, va saisir la Cnil et poursuit le mouvement pour dénoncer ce fichage illégal que pratique l’Urssaf.

… d’après le bulletin CAF (Nantes)

Meridiam (fonds d’investissement actionnaire à 40 % de Suez) a remporté le contrat de dessalement et d’adduction d’eau d’Aqaba-Amman. Côté face, une Jordanie soumise à un stress hydrique extrême à cause du changement climatique, une population passée de 7,1 à 11,1 millions d’habitants entre 2011 et 2022 du fait d’un afflux massif de réfugiés. Dans un tel contexte, augmenter de 60 % l’approvisionnement en eau des populations concernées est un devoir moral. Côté pile, l’une des plus grandes usines de dessalement au monde (300 millions de m³ par an… pour l’instant !) et 445 kilomètres de canalisations, un projet qui pèse a minima trois milliards d’euros et des firmes qui salivent devant ce pactole (Orascom, Vinci et Suez).

Le gigantisme de cette solution ne fera qu’aggraver la crise écologique et maintenir à flot les entreprises qui détruisent la planète. Avec les capitalistes, c’est toujours « Face je gagne, pile tu perds ».

… d’après le bulletin Suez IDF

L’entreprise a fait le choix de sous-traiter le service paies depuis quelques mois. Résultat : les erreurs s’accumulent, particulièrement pour les agents de terrain. Entre les paies à 200 euros et les « trop-perçus » qu’on nous demande de rembourser, bien malin qui peut savoir ce qu’il va toucher à la fin du mois ! Les patrons, qui ont choisi de réduire les coûts RH en sous-traitant cette mission, ne voient pas le problème que ça nous pose. Eh bien qu’ils nous versent un salaire d’avance et ça ira déjà mieux !

… d’après le bulletin Suez IDF

C’est le mois prochain, du 11 au 22 novembre, que va se tenir dans la capitale, Bakou, la prochaine conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 29). Un choix qui s’imposait dans la mesure où le pays est un des champions de l’industrie pétrogazière qui représente environ la moitié de son PIB. Outre sa pollution tous azimuts, l’Azerbaïdjan est tenu d’une main de fer par un dictateur féroce, Ilham Aliyez, qui, ces derniers mois, a muselé et mis en prison tous les opposants qui pointaient du doigt le bilan carbone catastrophique du pays. Une répression dénoncée par des ONG comme Human Rights Watch et Freedom Now. Sûr qu’avec Aliyez et ses semblables, le climat est mal barré.

Faute de moyens, la gendarmerie nationale ne paie plus ses loyers à des municipalités qui hébergent des brigades de pandores. C’est le cas dans les Pyrénées-Orientales, dans l’Yonne ou encore en Indre-et-Loire et dans d’autres départements. Et les protestations et réclamations des élus sont restées jusqu’à présent lettre morte. France Bleu Roussillon a cité l’exemple de la municipalité de Cabestany, près de Perpignan, où la gendarmerie a une ardoise de 236 388 euros de retards de loyers. Ne reste plus qu’à espérer que le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, ne tolérera pas plus longtemps que ces mauvais locataires continuent d’occuper leurs logements sans bourse délier et les traite avec la même rigueur que des locataires lambda. Pas de laxisme pour les mauvais payeurs !

Les professionnels des centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) et des bureaux d’aide psychologique universitaires de la Croix-Rouge se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail et de salaires, mais aussi le management de leur direction dans un contexte financier difficile. Sont notamment concernées par le mouvement les équipes du Bureau d’aide psychologique universitaire Luxembourg (Paris 5), du CMPP la Passerelle (Paris), du CMPP Alfred-Binet de Meudon (Hauts-de-Seine) et du CMPP Tony-Lainé d’Athis-Mons (Essonne). Dans ces centres, les salariés proposent, sous le contrôle de médecins, des consultations, des soins ambulatoires, une aide psychologique, etc. Comme l’explique Marc Gutierrez, délégué syndical CGT et représentant du personnel : « Depuis des années, nous constatons une dégradation des conditions de travail qui impacte les travailleurs, les patients et la qualité des soins ! La direction enlève aux salariés des moyens de faire correctement leur travail. » D’où la grève.

Des policiers ont tenté de déloger des manifestants qui bloquaient le rond-point de Mahault, au Lamentin, à une dizaine de kilomètres de Fort-de-France, dans le cadre du mouvement contre la vie chère lancé il y a plus d’un mois par le Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens. Pour en venir à bout, la préfecture a fait intervenir la CRS 8, spécialisée dans la répression urbaine et dont l’arrivée sur l’île avait provoqué quelques remous. Cinq personnes ont été interpellées et au moins quatre blessées. Mais malgré la répression, le mouvement continue.