Nos vies valent plus que leurs profits

Brèves

L’actualité en bref

Ambiance martiale à l’Île Longue le 2 mars pour l’allocution d’Emmanuel Macron : « Pour être libre, il faut être craint. » Étrange vision de la liberté offerte par le président, qui explique calmement qu’il va « augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal ». Rappelant au passage qu’il « n’hésiterait jamais » à appuyer sur le bouton, Macron annonce le lancement en 2036 d’un sous-marin, l’Invincible, à la puissance nucléaire de 1000 fois celle d’Hiroshima. Hiroshima : 150 000 morts, 70 000 personnes vaporisées en quelques secondes, de quoi donner un aperçu du bilan effroyable que pourrait causer l’arsenal de l’État pour la « sécurité ». Dans un « monde dangereux et instable » de l’aveu de Macron, voilà donc la vision de la « liberté » qu’offre l’impérialisme français.

En France en 2026, malgré les lois sur l’égalité salariale, les femmes gagnent toujours 21,8 % de moins que les hommes. Le droit à l’avortement est désormais dans la Constitution, mais les baisses de moyens dans la santé le font reculer. Voter des lois de principe sans se donner les moyens de les appliquer, voilà ce que la bourgeoisie a à offrir de mieux pour l’émancipation des femmes ! Et si les violences sexuelles sont enfin dénoncées, comme lors du procès Pelicot qui s’est clos l’année dernière, les féminicides sont toujours aussi nombreux. Alors que, dans le monde, les gouvernements et l’extrême droite sont à l’offensive, dimanche 8 mars, prenons la rue contre les violences sexistes, pour les droits des femmes et surtout pour l’égalité réelle. Notre émancipation ne pourra venir que de nous-mêmes !

Le logement est la première manifestation des inégalités : il représente un peu plus d’un dixième du revenu pour les 20 % les plus riches, contre presque un quart du revenu pour les 20 % plus pauvres. Et cela pour habiter loin du travail, dans des passoires thermiques, voire des taudis : d’après la Fondation pour le logement, la France compte 4,1 millions de mal logés. Un chiffre en augmentation car les loyers augmentent, mais pas les salaires… Malgré cela, la légalité bourgeoise continue de permettre voire de favoriser les expulsions et les coupures d’énergie, au mépris de nos vies !

En France, près de 3 millions de foyers attendent pour accéder à un logement social. Démolie par les coupes budgétaires de l’État, la construction de logements sociaux a reculé de 124 000 en 2016 à 85 000 en 2024. Le gouvernement n’a en effet jamais aussi peu investi : 1,5 % du PIB, contre 2,2 % en 2010. Dans le même temps, la France compte près de 3 millions de logements vides. Mais de les réquisitionner, il n’est pas question pour l’État toujours du côté des propriétaires, ou plutôt des plus riches d’entre eux, qui possèdent plusieurs dizaines de logements, voire des immeubles entiers !

Les clins d’œil à l’extrême droite sont de plus en plus lourds. Sans surprise, du côté des Républicains, de Retailleau défendant la thèse raciste du grand remplacement, à la candidate LR à Marseille, Martine Vassal, reprenant à son compte la devise pétainiste « Travail, Famille, Patrie »… et jusqu’à Aurore Bergé ex-ministre macroniste, traitant la France insoumise d’« anti-France », un terme qui remonte aux ligues fascistes des années 1930. Dans certaines villes, comme à Nantes, des listes ratissent des macronistes jusqu’à des soutiens de Zemmour. À Nîmes, Bourg-en-Bresse, Colmar et même Paris, ce sont des élus LR qui s’allient avec le RN ou Reconquête.

Le nombre de caméras explose dans des milliers de communes. Un contrôle accru de la population qui engloutit un pognon de dingue : 67 000 euros pour une commune de 2 000 habitants ! Et qui ne règle rien, car ces dépenses rognent sur les services publics essentiels. Or, c’est cette dégradation et la misère qu’elle engendre qui est à l’origine de l’insécurité, des trafics et de la délinquance. Tant qu’à parler de surveillance, pourquoi ne pas filmer les délinquants en col blanc des conseils d’administration des grandes entreprises ?

Comme il fallait s’y attendre, les députés du centre, de droite et d’extrême droite ont validé l’article scélérat de la loi sur les fraudes fiscales et sociales qui permet une suspension des allocations chômage aux demandeurs d’emplois en cas de soupçons de fraude. L’article en question a été adopté par 30 députés contre 19. C’est-à-dire que seuls 49 députés étaient présents lors du débat alors que la Chambre en compte… 577. Soit un taux de présence de 8,5 %. Pour une fois que les députés de gauche auraient pu faire échouer (du moins provisoirement) une loi ouvertement anti-ouvrière, ils étaient aux abonnés absents. Cela relativise la prétendue importance de la lutte parlementaire dont la gauche réformiste, toutes tendances confondues, nous rebat les oreilles et fait un cheval de bataille.

Comme il fallait s’y attendre, les députés du centre, de droite et d’extrême droite ont validé l’article scélérat de la loi sur les fraudes fiscales et sociales qui permet une suspension des allocations chômage aux demandeurs d’emplois en cas de soupçons de fraude. L’article en question a été adopté par 30 députés contre 19. C’est-à-dire que seuls 49 députés étaient présents lors du débat alors que la Chambre en compte… 577. Soit un taux de présence de 8,5 %. Pour une fois que les députés de gauche auraient pu faire échouer (du moins provisoirement) une loi ouvertement anti-ouvrière, ils étaient aux abonnés absents. Cela relativise la prétendue importance de la lutte parlementaire dont la gauche réformiste, toutes tendances confondues, nous rebat les oreilles et fait un cheval de bataille.

Si les principales capitales européennes (notamment Paris, Londres et Berlin) se sont bien gardées de critiquer – et encore moins de condamner – les attaques israélo-américaines contre l’Iran, la palme dans ce domaine revient incontestablement à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Elle a condamné les « attaques injustifiables »… de l’Iran contre les bases américaines des Émirats arabes unis qui, selon elle, constituent « une violation flagrante de la souveraineté des Émirats arabes unis et une violation flagrante du droit international ». Quant à « la violation flagrante du droit international » commise par Israël et les États-Unis contre l’Iran, elle n’en a cure, tout comme Macron, Merz ou Starmer.