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Brèves

L’actualité en bref

Plus de personnes vont mourir parce que les évacuations médicales depuis la bande de Gaza ont complètement cessé depuis le début des bombardements israéliens sur Rafah il y a trois semaines, déplore l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’OMS plaide depuis longtemps pour un accès permettant d’évacuer davantage de personnes gravement malades ou blessées du territoire palestinien ravagé par la guerre. Alors que des milliers de Palestiniens ont besoin d’une évacuation médicale urgente, très peu de personnes y ont jusqu’ici été autorisées. Mais depuis qu’Israël a commencé à bombarder Rafah « toutes les évacuations médicales ont brusquement cessé », signifiant que davantage de personnes meurent dans l’attente de soins, a déclaré la porte-parole de l’OMS, Margaret Harris, qui affirme que « quelque 10 000 personnes doivent être évacuées […] pour recevoir le traitement médical dont elles ont tant besoin ». Parmi elles, plus de 6 000 souffrent de traumatismes et au moins 2 000 sont atteintes de maladies chroniques graves. Mais le boucher Netanyahou, habitué des crimes contre l’humanité, ne veut rien entendre…

Les groupes industriels chimiques Arkema et Daikin comparaissent devant le tribunal judiciaire de Lyon, accusés d’avoir contaminé toute une région dans le sud de l’agglomération lyonnaise par des PFAS, des polluants dits éternels. Leurs usines, toutes deux installées sur la zone industrielle de Pierre-Bénite, font partie des cinq sites de production de « polluants éternels » dans le pays. Ces polluants ont durablement contaminé l’air, les sols et l’eau en aval de la plateforme industrielle. Dimanche dernier 600 personnes avaient manifesté à Oullins, une commune particulièrement touchée par cette pollution, portant des banderoles proclamant « Pour un avenir sans PFAS », « États, industriels, arrêtez de nous enfumer » et « Je joue pas ma vie à pile ou PFAS ».

Selon une étude de Santé Publique France, publiée le 28 mai dans son bulletin hebdomadaire et réalisée en 2021 auprès de 25 000 personnes dans l’Hexagone et plus de 6 500 outre-mer, un quart de la population fume encore quotidiennement. En matière de tabagisme, l’agence pointe les inégalités géographiques, de genre ou encore sociales. Elle recommande en conséquence de renforcer les actions de lutte contre le tabagisme « pour les populations socio-économiquement défavorisées et adaptées à leurs besoins ». Car révèle l’étude, « être un homme, être âgé de moins de 60 ans, avoir un niveau de diplôme inférieur ou égal au bac et avoir un niveau de revenu plus faible » sont autant de critères « associés au tabagisme quotidien identifiés au niveau national ». Bref, moins on est riche, plus le risque d’être victime du tabagisme est grand.

Emmanuel Macron s’apprête à accueillir vendredi pour une visite officielle de cinq jours le président de la transition gabonaise, le général Brice Oligui Nguema. Ce dernier n’est pas spécialement un démocrate. Il est parvenu au pouvoir en août 2023 en renversant son cousin, le très corrompu dictateur Ali Bongo Ondimba, pour prendre la tête de l’État en appliquant des méthodes tout aussi musclées que son prédécesseur. Ce qui ne l’empêchera pas d’être reçu en grande pompe à l’Élysée avec les honneurs militaires. Car l’impérialisme français, déjà viré du Mali, du Burkina Faso et du Niger, s’accroche à un de ses derniers soutiens potentiels en Afrique, dans un petit pays riche en pétrole, aux ressources minières et forestières considérables où près d’une centaine d’entreprises françaises occupent le terrain de l’énergie, des transports, du bois. Et cela vaut bien de fermer les yeux sur les exactions d’un dictateur et les atteintes aux droits humains.

Depuis 2014, le 28 mai est une journée mondiale consacrée à l’hygiène menstruelle. Pour les organisations internationales et les ONG cette hygiène dépend de plusieurs facteurs : des produits « sûrs, acceptables et fiables », l’intimité pour changer de protections, des structures sanitaires pour se laver en toute sécurité et en préservant son intimité, des informations permettant de faire des choix éclairés. Or, selon une enquête publiée en 2023 par l’ONG Plan international, dans le monde une femme réglée sur quatre n’a pas accès aux produits et équipements nécessaires. En cause : des inégalités de genre persistantes, des normes sociales discriminantes, des tabous culturels ou encore la pauvreté. De son côté, l’Unesco estime qu’en Afrique subsaharienne, une fille sur dix manque l’école lors de son cycle menstruel, ce qui représente 20 % du temps scolaire perdu sur une année. Sur le plan de la santé, les conséquences sont tout aussi désastreuses. Faute d’accès aux protections périodiques, des femmes se retrouvent à utiliser comme moyen de substitution des vieux journaux, de la boue séchée ou des chiffons, d’où des risques pour leur santé. Pour Marina Ogier, de l’ONG Care France : « Le tabou des règles est la discrimination sexiste la plus répandue dans le monde, on la trouve aussi bien en France qu’en Somalie ou au Vanuatu. » Et ce en plein 21e siècle…

Nouveau massacre perpétré par l’armée israélienne. Cette fois les tirs ont ciblé un centre pour personnes déplacées géré par l’agence de l’ONU pour les réfugiés au nord-ouest de Rafah. Au moins 45 personnes ont été tuées et 249 autres blessés. Beaucoup d’entre elles ont péri brûlées vives dans les incendies provoqués par les tirs dans ce campement de tentes et qui n’ont pas pu être éteints par manque d’eau. Comme d’habitude, les autorités israéliennes ont affirmé qu’elles visaient « un quartier général du Hamas ». Netanyahou et ses acolytes, forts de l’appui ouvert des États-Unis et tacite des autres puissances occidentales, continuent leur œuvre de mort en ignorant superbement les appels à l’arrêt de leur offensive lancés par la Cour internationale de justice. Le dernier bilan de leur bain de sang fait état de 36 050 Palestiniens tués.

Lors de sa visite d’État en Allemagne, Emmanuel Macron a décoré Serge et Beate Klarsfeld respectivement des insignes de grand-croix et grand officier de la Légion d’honneur. Le président a rappelé que le couple avait pourchassé pendant une bonne partie de sa vie les criminels nazis qui avaient réussi à échapper à la justice après guerre. Ils ont, par exemple, contribué à l’arrestation du chef de la Gestapo à Lyon, Klaus Barbie, caché en Bolivie, qui sera extradé puis condamné à la perpétuité en France en 1987. Ce faisant, ils ont accumulé un large capital de sympathie… qu’ils n’ont pas forcément utilisé pour la bonne cause. Ces dernières années ils ont, à plusieurs reprises, tenu à dédouaner Marine Le Pen et le Rassemblement national de toute accusation de racisme et d’antisémitisme. Par exemple, en octobre 2022, le couple avait accepté de recevoir la médaille de la ville de Perpignan des mains du maire RN, Bernard Aliot. De même Serge Klarsfeld avait jugé la présence du Rassemblement national à une marche contre l’antisémitisme et de soutien à Israël organisée suite à l’attaque du 7 octobre du Hamas « tout à fait positive ». Enfin ils n’ont pas eu un mot de compassion pour les Palestiniens de Gaza. Il ne faut donc pas compter sur eux pour dénoncer, à défaut de poursuivre, les criminels de guerre israéliens…

Après avoir évoqué, dans un entretien au Parisien, la possibilité d’organiser un référendum national sur le dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, Macron a semblé faire machine arrière en précisant qu’il ne s’agissait pas vraiment « d’une intention » mais de la « simple lecture de la Constitution ». Quoi qu’il en soit, c’est un nouveau gadget qu’il agite pour tenter de sortir de l’imbroglio qu’il a lui-même provoqué en tentant de minoriser le vote kanak. Tout cela pour ne pas reconnaitre une évidence : le droit des Kanaks à disposer d’eux-mêmes.

Emmanuel Macron l’avait solennellement promis : à l’avenir il y aurait « un professeur devant chaque classe ». De son côté, Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation nationale, concoctait un « choc d’attractivité » qui allait permettre de surmonter la crise de recrutement des enseignants. Eh bien c’est loupé ! Les premiers résultats d’admissibilité aux concours sont catastrophiques. Trois académies (Créteil, Versailles et la Guyane) se retrouvent déjà avec 881 postes non pourvus. Les résultats définitifs pour 2024 ne seront connus qu’à l’été mais d’ores et déjà il est plus que probable que le chiffre de 3 100 postes non pourvus en 2023 sera largement dépassé et qu’on aura encore une fois recours à tout-va aux « contractuels ». Au-delà des effets d’annonce, la crise de l’enseignement se poursuit.