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Brèves

L’actualité en bref

« Je suis un fasciste homophobe, mais je suis un homme de parole » a déclaré Bezalel Smotrich à la chaine publique de télévision Kan qui fait partie du réseau public de radiodiffusion. Smotrich, un des hommes forts du gouvernement, est un suprémaciste juif ouvertement raciste et milite en faveur d’un État théocratique. Chef du Parti sioniste religieux, il détient les portefeuilles des Finances et de l’Administration des colonies. Déclaration transmise aux sionistes de tout poil et autres « amis d’Israël » qui s’obstinent à qualifier d’antisémites ceux qui dénoncent comme quasi fasciste le nouveau gouvernement israélien.

Le 7 mars, le Conseil syndical des enseignants avait lancé un appel à la grève et à des manifestations pour condamner les attaques chimiques au cours de ces trois derniers mois contre des écoles de filles et soutenir les élèves et leurs parents. Plusieurs syndicats indépendants avaient apporté leur soutien à cet appel, dont celui des étudiants, ainsi que des associations de femmes, d’écrivains, et des droits humain. Le week-end dernier, de nouveaux empoisonnements avaient été rapportés dans deux lycées de filles des villes d’Abhar (ouest) et d’Ahvaz (sud-ouest), mais aussi dans une école primaire de Zanjan (ouest). Des écolières avaient également été intoxiquées dans les villes de Machhad (nord-est), de Chiraz (sud) et d’Ispahan (centre). Le régime n’avait jusqu’alors que très mollement réagi. Mais ces manifestations l’ont contraint à bouger en annonçant, par la voix du vice-ministre de l’Intérieur, Majid Mirahmadi, que « plusieurs personnes avaient été arrêtées dans cinq provinces et que les services continuent leur enquête ». Il a en outre indiqué qu’au total plus de 5 000 élèves avaient été affectées dans quelque 250 établissements scolaires de 25 des 31 provinces du pays. Tout semble indiquer que les auteurs de ces empoisonnements sont des ultras du régime islamique qui veulent interdire tout enseignement aux filles, à l’instar de ce qui se passe en Afghanistan. D’où la réticence des autorités à les poursuivre.

 


 

Sur ce sujet, voir aussi l’article : Iran : tuer des petites filles n’arrêtera pas la chute du régime

Un tribunal d’exception a condamné quatre militants des droits humains – Hoda Abdelmoneim, Mohammed Abou Horayra, Aïcha al-Chater et Ezzat Ghoneim – à des peines de cinq à quinze ans de prison pour « terrorisme ». Lors des audiences ils avaient affirmé qu’ils avaient été « détenus arbitrairement, torturés et injustement accusés ». Tous faisaient partie d’une ONG locale, la Commission égyptienne des droits et libertés, qui avait suspendu ses activités dans la foulée du coup de filet de novembre 2018 au cours duquel 19 défenseurs des droits avaient été arrêtés. Depuis le 1er janvier, le président Sissi a gracié et fait libérer 124 opposants, dans le même temps il en embastillait 459 autres. Le pays compte plus de 60 000 prisonniers d’opinion.

Le gouvernement britannique a présenté un projet de loi qui prévoit d’interdire aux migrants qui arrivent par la Manche de demander l’asile dans le pays. Le texte préconise des mesures pour faciliter la détention et l’expulsion de ces personnes qui seraient ensuite interdites à vie de revenir. La ministre de l’Intérieur, Suella Braverman, a déclaré fièrement à la presse qu’en agissant ainsi elle « repoussait » les limites du droit international. Elle a voulu dire par là qu’elle s’asseyait joyeusement dessus. Ce qui de sa part n’est pas nouveau.

L’aéroport d’Alep, dans le nord du pays, a été hors service après un raid de l’aviation israélienne. Or cet aéroport sert à acheminer les secours venus de l’étranger aux sinistrés de la région durement touchés par le récent tremblement de terre. La frappe a provoqué d’importants dégâts matériels sans faire de victimes. Plus de quatre-vingts avions chargés d’aide humanitaire ont déjà atterri dans cet aéroport depuis le séisme du 6 février qui a fait près de 6 000 morts en Syrie. Désormais les avions devront être déroutés vers les aéroports de Damas et de Lattaquié, retardant d’autant l’arrivée sur place des aides. On dit merci qui ?

Le ministre saoudien de la Justice, Walid al-Samaani, a ouvert à Riyad la Conférence internationale sur la justice en présence de ministres, de leaders d’opinion et d’experts juridiques du monde entier. Cette conférence réunit plus de cinquante conférenciers internationaux et plus de quatre mille participants. Le régime wahabite est connu pour emprisonner ses opposants, parfois les décapiter (ou les couper en morceaux comme cela est arrivé au journaliste Jamal Khashoggi en 2018) et aussi pour mener, depuis 2015, une sale guerre au Yémen qui prend principalement pour cible les populations civiles. Bonjour la justice !

Depuis plusieurs semaines maintenant, des groupes d’extrême droite organisent des manifestations dans tout le pays devant les lieux d’hébergement des migrants, hôtels ou centres d’accueil. La dernière en date a eu lieu le week-end dernier à Douvres. Les néo-fascistes ont marché dans le centre-ville en criant « Renvoyez-les chez eux » et « Arrêtez l’invasion », reprenant une expression employée par la ministre de l’Intérieur du gouvernement conservateur, Suella Braverman. Ils ont été rapidement confrontés à des contre-manifestants réunis à l’appel de l’association Dressez-vous contre le racisme et du Réseau anti-raciste du Kent avant de se disperser. Ils ont promis de revenir. Les anti-racistes aussi.

Le journaliste et écrivain Serge Halimi, le fils aîné de l’avocate et militante féministe, a déclaré être opposé à l’hommage qu’Emmanuel Macron veut rendre à sa mère le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, « alors que le pays est mobilisé contre une réforme des retraites extrêmement injuste dont les femmes qui occupent les métiers les plus difficiles seront les premières victimes ». Et l’ancien directeur du Monde diplomatique d’ajouter : « Ma mère aurait défendu leur cause et manifesté à leurs côtés. Le 8 mars, ce sera la meilleure façon d’honorer sa mémoire et ses combats. » Le collectif Choisir la cause des femmes, cofondé par Gisèle Halimi, avait déjà pris position dans le même sens.

Selon le panier de courses de France Info, établi en partenariat avec le réseau de radios France Bleu et le cabinet NielsenIQ, le prix de 37 produits de base quotidiens a augmenté en février de 16,6 % sur un an et de 1 % par rapport à janvier. Il s’établit en moyenne France entière à 105,25 euros. Plus aucun département n’affiche un panier inférieur à 100 euros. En Vendée, le département le moins cher, le panier s’affiche à 100,20 euros tandis qu’il passe à 125,06 euros en région parisienne. Bref les prix flambent partout. Raison de plus pour se battre pour des augmentations de salaire, des retraites et des allocations de toutes sortes.