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Brèves

L’actualité en bref

Le 17 janvier dernier, la mathématicienne Gladys West est décédée à l’âge de 95 ans.
Ce nom ne vous dit sans doute rien… Ce sont pourtant ses contributions aux systèmes de positionnement par satellite qui permettent à chacun d’entre nous d’utiliser le GPS.
Née en 1930 dans une famille de métayers de Virginie, elle réussit malgré les lois ségrégationnistes qui avaient cours dans le sud des États-Unis à faire des études de mathématiques à l’université d’État de Virginie (dont la majorité des étudiants étaient Noirs) et devint enseignante, puis programmeuse et cheffe de projet au Centre de guerre navale de surface des États-Unis, division Dahlgren (NSWCDD). Où elle travailla jusqu’à sa retraite en 1998.
Une retraite pour le moins active : elle a continué à étudier et, en 2018, elle achevait un doctorat à Virginia Tech.
2018, c’est aussi la date où ses travaux ont été redécouverts par un collectif de femmes universitaires afro-américaines. Depuis, elle avait été sélectionnée par la BBC comme une des 100 femmes de l’année et été intronisée au Temple de la renommée des forces aériennes des États-Unis. Mais elle avait déjà… 88 ans !
Mais il est vrai qu’elle était femme et noire, deux handicaps majeurs pour bénéficier d’une reconnaissance !

Alex Pretti avait 37 ans. Il était infirmier à Minneapolis et a été assassiné par des agents de l’ICE, la milice recrutée par Trump pour faire la chasse aux migrants et à tous ceux qui ont l’apparence de migrants. Les tueurs ont tiré dix coups de feu sur lui à bout portant alors qu’il les filmait avec son téléphone dans une manifestation. Après Renée Good, cette mère de famille assassinée au volant de sa voiture, et le petit Liam Ramos arrêté sur le chemin de l’école pour piéger son père, ce nouveau crime soulève la colère de la population de Minneapolis et de nombreuses autres villes. Les États-Unis ne comptent pas que des fans de Trump, de Maga et d’Elon Musk – le multimilliardaire qui fait des saluts nazis : des centaines de milliers de personnes descendent dans les rues pour crier « ICE out ». Une grève générale a déjà été organisée à Minneapolis. Vive la lutte de Minneapolis ! Solidarité avec les migrants et les travailleurs des États-Unis !

Annoncé en grande pompe, le plan pour une « relance du logement » présenté par le Premier ministre se donne comme objectif de construire deux millions de logements d’ici 2030 au rythme de 400 000 nouveaux logements chaque année (contre 100 000 en 2025). Dès cette année, 125 000 logements seraient dédiés au parc social. On n’a plus qu’à le croire sur parole. Rappelons cependant que, depuis dix ans, Macron n’a rigoureusement rien fait dans ce domaine et qu’aujourd’hui 2,5 millions de familles sont dans l’attente d’un logement social, un chiffre qui augmente d’année en année. Alors l’esbroufe de Lecornu a fait long feu.

Treize organisations de soutien à la Palestine et de défense des droits démocratiques appellent à se rassembler lundi 26 janvier devant l’Assemblée nationale pour dire non au projet de loi de la députée Caroline Yadan qui – sous prétexte de lutte contre l’antisémitisme – vise à museler toute critique de l’État d’Israël et à criminaliser le soutien au peuple palestinien assimilé à une apologie du terrorisme. En commission des Lois, le projet a été adopté par 18 voix contre 16 grâce à l’abstention… du Parti socialiste. Au sein de cette formation, des gens comme François Hollande ont même apporté leur soutien à ce texte. Le rassemblement devrait coïncider avec la discussion du texte en séance plénière.

Rassemblement à partir de 12 heures 30 au métro Invalides (lignes 8, 13 et RER C). Les manifestants se relaieront jusqu’à 22 heures.

Après la mort de deux nourrissons et les troubles digestifs de nombreux autres, Lactalis et Nestlé ont procédé ces derniers jours à des rappels de leur lait infantile commercialisé sous différentes marques, en raison d’une possible présence de céréulide, une toxine produite par certaines bactéries et dangereuse pour les tout petits. Aujourd’hui, c’est au tour d’un autre géant de l’agro-alimentaire, Danone, de faire de même avec ses produits vendus sous les marques Dumex, Gallia et Blédilait. Le géant mondial des laboratoires d’analyses, Eurofins, se veut rassurant et affirme que les contrôles de sécurité alimentaire sont particulièrement stricts pour les produits très sensibles comme le lait infantile. Mais, à l’évidence, soit ces contrôles ne sont pas aussi stricts qu’on le prétend, soit leur méthode est pleine de trous. Le titre de Danone a dévissé à la Bourse de Paris après l’annonce du blocage par l’agence alimentaire de Singapour de palettes de lots de lait Dumex 1er âge. Les boursicoteurs se montrent plus sévères que les autorités sanitaires : l’image d’un monde…

Un rapport de l’ONU alerte sur la surconsommation d’eau douce, la nature n’étant plus capable de la renouveler. « Les termes “stress hydrique” et “crise de l’eau” ne suffisent plus à décrire les nouvelles réalités mondiales », expliquent ces travaux de l’Institut de l’université des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé. Pour caractériser la nouvelle situation, le rapport propose donc le terme de « faillite hydrique ». Concrètement, cela signifie que des régions du globe utilisent plus d’eau douce que la nature est capable de renouveler, et que, par ailleurs, les dommages causés aux ressources naturelles (zones humides, nappes phréatiques…) « deviennent difficiles à réparer ». Résultat : les lacs rétrécissent et de plus en plus de fleuves ne se jettent plus dans la mer pendant certaines périodes de l’année. Cerise sur le gâteau : à cause de la pollution générée par les activités humaines (agriculture, transports, industrie…), l’eau douce est de plus en plus de mauvaise qualité et le changement climatique la rend de plus en plus rare. Conclusion : dans ce domaine aussi la planète va droit dans le mur et le capitalisme continue comme si de rien n’était.

Colère et indignation des familles des 40 morts et des 116 blessés piégés par l’incendie de la boite de nuit « Le Constellation », à Crans-Montana, après à la décision de justice d’ordonner la libération du patron, Jacques Moretti, contre le versement d’une caution de 200 000 francs suisses (environ 215 000 euros). Il sera assigné à résidence chez lui. Pour justifier leur décision, les juges mettent en avant la présomption d’innocence. Fort bien. Mais un autre justiciable qui n’aurait pas disposé d’une telle somme serait resté en prison. Car on a moins de chance de croupir en taule si on a un compte en banque bien garni ou si de riches amis prêts à mettre la main à la poche.

L’ICE, la sinistre police de l’immigration mise sur pied par Donald Trump, ne se contente plus d’assassiner. Elle utilise maintenant des enfants pour piéger leurs parents. C’est ce qui est arrivé au petit Liam Ramos, cinq ans, arrêté alors que les policiers recherchaient son père. Finalement ce dernier a été interpellé dans la banlieue de Minneapolis (Minnesota) et transféré avec son fils dans un centre de détention au Texas. Quatre enfants ont été interpelés dans ces mêmes conditions depuis le début de ce mois. Quant à l’administration Trump elle a affirmé, avec son cynisme habituel, que ces opérations avaient pour but « de protéger les enfants ». En les mettant en prison…

Cette affaire a déclenché l’indignation de la population et des responsables d’un district scolaire du Minnesota où l’enfant allait à l’école. Révoltés par l’assassinat de Renée Good et par ce rapt d’enfant, vendredi 24 janvier, des habitants de Minneapolis ont appelé dans la ville à une grève générale largement suivie et des milliers de personnes ont défilé et se sont assemblées en différents endroits, appelant à « abolir ICE » et à « laisser nos voisins tranquilles ».

Les deux motions de censure présentées contre la partie « recettes » du budget de Sébastien Lecornu, l’une par le Rassemblement national, l’autre par une partie de la gauche, ont été rejetées par les députés. Celle de la France insoumise, du groupe GDR (communiste et ultra-marins) et des écologistes a échoué sans grande surprise du fait de l’abstention du Parti socialiste, qui avait dit et redit qu’il ne souhaitait pas faire tomber le gouvernement. Et, selon toute logique, il en sera de même lorsqu’il s’agira de voter la partie « dépenses » dudit budget. « Pour priver la France de gouvernement et de budget, il faut des raisons sérieuses », a justifié le socialiste Laurent Baumel à la tribune de l’Assemblée. La défense des intérêts des classes laborieuses face à un budget anti-populaire ne serait-elle pas une raison sérieuse ?