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Brèves

L’actualité en bref

Après les congés de fin d’année les agents du musée du Louvre, réunis en assemblée générale à l’appel d’une intersyndicale CGT-CFDT-SUD, ont revoté la grève à l’unanimité. Le mouvement de grève avait été lancé le 15 décembre puis suspendu le 19 décembre. Les salariés protestent notamment contre les conditions de travail, les sous-effectifs et la hausse des tarifs pour les touristes non-Européens. Ils s’élèvent aussi contre la dégradation du bâtiment, mise en lumière par le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne française le 19 octobre, mais aussi contre la fermeture au public d’une galerie après un rapport alertant sur la « fragilité » de l’édifice. Les grévistes ont obtenu jusqu’à présent l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques décidée par le ministère de la Culture et des revalorisations indemnitaires. Toutes choses jugées insuffisantes par le personnel en lutte.

Dans une interview accordée à L’Union, quotidien régional de l’est de la France, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a confirmé que le nouveau service national militaire volontaire, d’une durée de dix mois et annoncé en novembre par Macron, sera lancé officiellement le 12 janvier. Dans un premier temps, tous les jeunes seront obligés de participer à une « journée citoyenne », rebaptisée « Journée de mobilisation ». À son issue, les participants de 18 et 19 ans se verront remettre un questionnaire leur demandant « s’ils seraient intéressés par un service militaire volontaire ». Toutes celles et tous ceux qui répondront positivement seront recontactés. Plus que jamais il faut s’opposer à la mise au pas de la jeunesse et utiliser notamment ces journées de mobilisation pour développer les idées anti-militaristes et internationalistes.

C’est le site Rue89 Strasbourg, repris par Mediapart, qui indique qu’une patiente étrangère en état critique s’est vue refuser l’accès aux urgences de la clinique privée Sainte-Anne de la capitale alsacienne faute de numéro de Sécurité sociale. Atteinte d’une obstruction de l’œsophage, qui l’empêchait de boire et de manger depuis trois jours, Nassima, 29 ans, a dû être opérée en urgence quelques heures plus tard à l’hôpital civil (CHU) où son état avait été jugé critique. Un cas flagrant et scandaleux de non-assistance à personne en danger du seul fait qu’elle soit étrangère.

Après son intervention au Venezuela et sa capture du président Maduro, Donald Trump s’en est pris dans un discours à Cuba, à la Colombie, au Groenland et à l’Iran qu’il menace d’invasion ou d’intervention si ces pays ne se plient pas à ses exigences. Il ne cache pas que les exploitations pétrolières, minières ou autres sont dans le collimateur, tout comme sa volonté d’assurer son hégémonie politique sur l’hémisphère occidental. Et face à cela, on assiste à l’impuissance des autres puissances capitalistes, notamment européennes, obligées de s’aligner peu ou prou derrière le locataire de la Maison-Blanche en abandonnant toute pseudo-velléité d’indépendance, même rhétorique. Car dans ce monde capitaliste en crise, c’est lui le patron…

Alors que la présidente d’extrême droite du Conseil des ministres, Giorgia Meloni, s’est réjouie du récent classement de la gastronomie nationale au patrimoine immatériel de l’Unesco, l’ONG Action contre la faim souligne dans un rapport que l’insécurité alimentaire ne cesse de progresser dans le pays. En 2024, près de six millions de personnes (9,9 % de la population) n’ont pas pu bénéficier d’une alimentation adéquate, saine et équilibrée, un chiffre en augmentation par rapport à 2023 (8,4 %). Sur ce nombre plus de quatre millions de familles font face à une véritable privation alimentaire et trois millions d’autres n’ont pas un accès régulier à une alimentation adéquate sur le plan nutritionnel. Est notamment en cause l’augmentation des prix des produits alimentaires qui ont enregistré une hausse de 25 % entre octobre 2021 et octobre 2025, dépassant largement l’inflation générale. Pour beaucoup, les repas de fête de fin d’année se sont donc réduits à la portion congrue.

Les médecins sont appelés à la grève du 5 au 15 janvier pour protester contre la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS). Cette loi est effectivement à dénoncer, notamment parce qu’elle attaque les arrêts maladie. Seulement, parmi les mots d’ordre, beaucoup se concentrent sur les seuls intérêts des médecins. L’urgence serait plutôt de construire une mobilisation de tous les travailleurs de la santé, pour mettre fin à la dégradation des conditions de travail à l’hôpital et à la casse du système de santé.

Samedi dernier, le Collectif des mineurs isolés en lutte s’est rassemblé devant l’hôtel de ville de Paris pour dénoncer leur situation. Depuis deux ans, ces mineurs étrangers, qui sont sans parent sur le territoire français, sont laissés à la rue. Ce qu’ils réclament n’est que la protection promise par la loi française à tout mineur : logement, éducation et santé. En ces temps de plan « grand froid », ils ont d’autant plus raison de la revendiquer !

Un gymnase réquisitionné à Paris pour l’accueil des sans-abris au vu du froid polaire ? C’est déjà trop pour l’ancien Premier ministre Michel Barnier, redevenu député. À croire qu’il ignore que 750 personnes sont mortes dans la rue cette année en France ! Le gouvernement a supprimé dans le même temps des milliers de places en centre d’hébergement d’urgence alors qu’il y a 350 000 sans abris. Alors c’est à nous, travailleurs et travailleuses, de nous mobiliser pour réquisitionner les logements vacants.

Le bombardement par l’armée américaine de plusieurs cibles à Caracas et l’enlèvement du président vénézuélien Maduro et de son épouse par les sbires aux ordres de Trump ont provoqué émotion et indignation à travers le monde où les agressions et les attaques de Washington se multiplient. Face à cela, Macron, après avoir gardé un silence gêné, a finalement estimé que le « peuple vénézuélien ne peut que se réjouir de la fin de la dictature. ». Comme si Trump avait pour objectif d’amener le démocratie. Sur le fond, Paris n’est pas mécontent qu’un pays qui tenait tête à l’impérialisme le plus puissant de la planète se fasse agresser. Car pour ces gens-là, au-delà de la rhétorique creuse sur le droit international et le respect des peuples, la loi du plus fort reste la norme. Troupes des États-Unis hors du Venezuela et d’Amérique latine !