Comme chaque année, le 1er janvier marque l’entrée en vigueur de nouvelles mesures, réglementations et tarifications décidées par le gouvernement et le patronat. Petit florilège de ce qui va s’appliquer désormais.
L’énergie, et particulièrement le gaz et l’essence, va augmenter du fait d’une hausse du prix des certificats d’économie d’énergie. Ce dispositif censé inciter les entreprises à réduire leur consommation d’énergie ou à financer la réduction d’énergie des particuliers, est en fait surtout une taxe qui retombe sur les travailleurs qui en paient directement le prix à la consommation.
Les transports vont aussi augmenter dans les villes où ils n’ont pas déjà grimpé en septembre. Le prix du passe Navigo en région parisienne dépasse ainsi les 90 euros mensuels, alors qu’il était de 75 euros en 2022.
Le barème d’imposition sur le revenu est gelé, au lieu de suivre l’inflation. Concrètement, si un salaire a augmenté autant que l’inflation (environ 1 % en 2025), le salarié qui le touche n’en sera pas plus riche. En revanche, avec 1 %, il risque d’être imposé davantage. Plus de 200 000 foyers fiscaux de travailleurs modestes deviennent imposables à cause de ce changement.
Mais c’est surtout du côté de la santé que sont portées les attaques les plus sévères. Le gouvernement entend faire 30 % d’économies sur les arrêts maladie. Pour cela, il instaure la « mise sous objectifs » (MSO) des médecins libéraux, qui seront pénalisés s’ils prescrivent plus d’arrêts qu’un certain quota, alors que de nouvelles limitations s’appliquent sur la durée initiale des arrêts. Enfin, les afflictions longue durée (ALD) sont restreintes à une liste de maladies définies par le ministère de la Santé.
Du côté des mutuelles, les tarifs ont augmenté en moyenne de 4,3 %, soit beaucoup plus que les sommes redistribuées aux adhérents.
Macron et ses amis auraient aimé alourdir encore cette liste, mais certains mauvais tours du gouvernement sont suspendus à l’adoption d’un budget 2026. Ce n’est qu’une partie remise pour le chef de l’État, qui, en bon blagueur, appelait dans ses vœux du nouvel an à ne pas renoncer « à être une nation plus solidaire, plus fraternelle ».
Correspondant