Donald Trump a signé à Davos (Suisse) la charte fondatrice de son fameux « Conseil de paix », en présence d’une vingtaine de chefs d’États et de gouvernements ayant accepté l’invitation à rejoindre cet organisme. Un grand absent cependant : le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou qui avait un des premiers à soutenir l’initiative trumpiste. Et pour cause. Son absence fait suite à l’annonce de la Suisse, qui se dit juridiquement tenue de coopérer avec la Cour pénale internationale et de valider le mandat d’arrêt émis à son encontre pour crimes de guerre commis à Gaza. Netanyahou a préféré ne pas prendre de risque et rester chez lui. L’exemple suisse est d’autant plus frappant que d’autres États qui reconnaissent la CPI ont fait savoir au cours des mois qu’ils n’appliqueraient pas ce mandat d’arrêt. Parmi ces derniers la Hongrie, l’Allemagne… et la France qui a laissé à plusieurs reprises Netanyahou survoler son espace aérien en toute impunité. Le respect du droit international par Macron et d’autres est à géométrie variable.