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Sur Ici — Municipales 2026 à Grenoble : « Peu importe qui sortira des urnes, il faut un 3e tour social » (Baptiste Anglade, NPA-R)

Ci-dessous un article paru dans Ici

 

 

Le premier tour des élections municipales se tient dimanche 15 mars. À Grenoble, on dénombre dix candidats, dont Baptiste Anglade, candidat du NPA-R (Nouveau Parti anticapitaliste révolutionnaire). Qu’espère-t-il de cette élection municipale ?

Le premier tour des élections municipales aura lieu ce dimanche 15 mars. À Grenoble, dix listes se présentent aux suffrages des habitants, dont la liste « Grenoble ouvrière et révolutionnaire » menée par Baptiste Anglade, travailleur social et militant au NPA-Révolutionnaires. Le candidat a tenu un meeting jeudi 5 mars à la Maison du Tourisme de Grenoble. Mais qu’espère un parti révolutionnaire d’une élection locale ? Baptiste Anglade affirme d’ailleurs ne pas vouloir « gérer les institutions capitalistes ».

« On a rencontré beaucoup de monde dans cette campagne. Ce qu’on espère c’est être plus nombreux et nombreuses demain pour porter les combats des communistes révolutionnaires, y compris à Grenoble et autour. Quel que soit le ou la future maire de Grenoble, il faudra résister » estime le candidat du NPA-R. « Il y a toujours 150 personnes qui occupent le siège de la métropole, sans solution. C’est une honte pour cette mairie qui se dit l’une des plus à gauche de France. Il faudra continuer ce combat » juge le militant, faisant référence aux nombreuses familles qui occupent le siège de Grenoble Alpes Métropole depuis le 19 novembre 2025.

En 2020, le NPA avait récolté 3,23% des suffrages. Le parti, qui s’est divisé depuis en deux branches, va-t-il mobiliser davantage ? Le contexte économique et international va-t-il le porter plus haut ? En tout cas, les motifs de colère ne manquent pas pour Baptiste Anglade. « Il y a toujours des entreprises qui ferment, on a été dévasté dans le secteur avec Arkema, Vencorex, Teisseire… Il faudra continuer à se mobiliser pour interdire les licenciements. Peu importe ce qui sortira des urnes, il faut préparer un troisième tour social et ça se fera par la rue, la grève, les mobilisations et les occupations comme nous le montrent nos camarades à la métropole ».