Nos vies valent plus que leurs profits

Terribles inondations au Sri Lanka et en Indonésie

Les premières estimations des inondations récentes au Sri Lanka et en Indonésie font état de plus de 1800 morts et de centaines de disparus. Plus de 2,5 millions de personnes ont été affectées, 2900 000 personnes ont été déplacées. L’état d’urgence a été décrété par le président.La gestion capitaliste de l’environnement, déforestation massive, exploitations minières illégales dans de nombreuses régions, est la cause de l’augmentation de la fréquence et de la force des phénomènes climatiques.

Les médias insistent sur la réaction divergente des gouvernements indonésien et sri lankais. Le premier hésite à déclarer l’état de catastrophe nationale et à solliciter l’aide internationale. La coalition au pouvoir au Sri Lanka, le Front de libération du peuple (JVP), qui se réclame du « marxisme-léninisme », a fait appel aux impérialismes régionaux comme l’Inde, ou mondiaux comme la Chine et les États-Unis pour fournir des secours… Mais quand on sait que ces puissances se battaient déjà pour avoir chacune un bout de l’économie sri-lankaise, comment ne pas penser que leur charité a des arrières-pensées ?

Selon un militant du Frontline Socialist Party (FSP, scission du JVP des années 2010) exilé en France, avant les inondations, quand la gauche révolutionnaire critiquait le pouvoir, la majorité des classes populaires répondait : « laissez-les faire d’abord, vous critiquerez ensuite ! » Force est de constater que le cours néolibéral du président Aruna Kumara Dissanayaka (AKD), qui a nommé un comité de gestion des secours comprenant des milliardaires et des grands patrons, ne crée pas les conditions propres à faciliter les secours.

9 décembre 2025, Stan Miller