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Travailleurs de l’UGC Les Halles en grève pour les salaires

Dimanche 1er mars, une vingtaine de salariés de l’UGC Les Halles, à Paris, ont fait grève pour l’augmentation des salaires et l’amélioration des conditions de travail. Elle fait suite à une première grève le 20 décembre 2025, alors qu’Avatar 3 venait de sortir en salle. La grève a fait un peu de bruit, mais elle est loin d’être la seule qu’ont connue les cinémas UGC ces dernières années. Et pour cause, les salaires des agents dépassent rarement le Smic et le sous-effectif est la règle.

Une grève organisée pas les grévistes eux-mêmes

Mais les conditions ne s’améliorent pas et les agents décident, en fin d’année 2025, de faire circuler une pétition pour l’augmentation des salaires, la prise en compte de la pénibilité et le problème des punaises de lit (indemnités ou tarifs préférentiels pour traiter leur logement). Fort de 25 signatures sur 50 salariés, le petit groupe décide d’organiser une grève à l’occasion de la sortie d’Avatar 3. Une première journée réussie avec une dizaine de grévistes. Les cadres et même le directeur seront obligés d’enfiler le chasuble des agents pour faire le boulot d’accueil. Une belle preuve de réussite !

Forts de cette première journée, les grévistes décident d’en organiser une deuxième dimanche 1er mars. Une nouvelle fois, c’est une vingtaine d’agents qui se mettent en grève, dont certains tout juste embauchés en CDI. La plupart tractent auprès des usagers du cinéma pour visibiliser leur grève et faire pression sur la direction. Ils se font aider cette fois-ci par la CGT Commerce de Paris sans pour autant déléguer les tâches d’organisation.

Une réunion avec la direction qui ne passe pas

Suite à la grève, la direction du site UGC Les Halles a décidé d’organiser une réunion le 10 mars au matin. Le numéro un du site avec les deux, trois et quatre du siège se sont retrouvés face à une trentaine de salariés. La direction a balayé les revendications d’un revers de main : « Alors, pour les salaires, c’est non » et « pour les primes, la boîte ne fonctionne pas comme ça. » Le mépris de la direction envers les travailleurs n’a pas manqué d’attiser la colère. Les collègues n’ayant pas encore fait grève pourraient bien rejoindre les autres suite à cet événement. Nous espérons, comme les salariés, que la prochaine grève marquera un grand coup. D’autres sites UGC pourraient soutenir les revendications des travailleurs du cinéma des Halles parce que leurs revendications sont celles de tous les travailleurs d’UGC.

Arvo Vyltt