Mercredi 15 mars, Macron a visité les chantiers de Naval Group près de Nantes, chargé de la conception du futur porte-avions censé remplacer l’actuel Charles-de-Gaulle en 2038 : propulsion nucléaire, 78 000 tonnes pour environ 310 mètres de long (contre 42 000 tonnes pour 261 mètres pour son prédécesseur), 2 000 militaires embarqués, 30 avions de chasse… Et le coût de ce nec plus ultra des engins de mort ? Un peu plus de 10 milliards, nous promet-on, sous réserve de l’explosion des coûts en cours de fabrication… Une somme considérable, mais une goutte d’eau dans un budget militaire qui a doublé en dix ans, pour atteindre 413 milliards d’euros pour la loi de programmation militaire qui court jusqu’à 2030, sans compter une rallonge du budget qui dépassera les 57 milliards d’euros en 2026.
Pour l’État, c’est toujours moins pour les services publics utiles à la population et toujours plus pour l’armée et la marche à la guerre. Car rien n’est trop beau ni trop cher pour semer la mort et la désolation, et imposer la volonté de l’impérialisme français contre les peuples.
M. G.