La Garde républicaine est supposée être un corps d’élite de la gendarmerie, chargée notamment d’accompagner les cérémonies protocolaires. Mais derrière les ors et les uniformes chamarrés se cache… un sérieux racisme. C’est que vient de révéler un garde franco-algérien de 29 ans qui depuis six ans subit un harcèlement non stop et a porté plainte. Son commandant lui a fait des réflexions du genre : « J’ai pas envie de te voir en djellaba dans la caserne » ; « Tu me tombes pas dans les bras pendant le ramadan », « C’est des Blancs, ils n’ont pas l’habitude de voir des Arabes du 93 en jogging. En plus, t’es Algérien, ça parle fort, vous avez un ton que les gens connaissent pas trop… » Et de lui livrer au final un conseil « amical » : « Je vais te demander de te faire très petit et de t’acclimater. » Contactée la gendarmerie affirme fièrement avoir mis en place un plan d’action « tolérance zéro » contre les discriminations. À l’évidence il laisse à désirer. Et pour cause. Des préjugés comme le racisme et le sexisme sont indissociables de l’institution militaire.