
Le NPA-Révolutionnaires était présent dans 22 communes à ces élections municipales : Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Toulouse, Lille, Rouen, Nantes, Grenoble, Angers, Bagnolet, Bordeaux, Lormont, Cenon, Pessac, Caen, Gennevilliers, Ivry, Metz, Nanterre, Rennes, Saint-Étienne-du-Rouvray. Nos 29 listes, dénommées dans la très grande majorité « ouvrières et révolutionnaires », ont obtenu au total 18 500 voix au premier tour des élections municipales. Ce sont autant de travailleurs, travailleuses, retraités ou jeunes qui ont voulu exprimer, par ce bulletin, leur rejet d’un système capitaliste qui exploite, opprime et prépare la marche à la guerre. Par ce vote, nos électeurs ont choisi clairement leur camp social, celui des travailleurs et des travailleuses, et ont affirmé l’urgence de lutter et s’organiser pour arracher leur pouvoir aux ultra-riches et aux patrons.
Ces résultats électoraux sont certes modestes, mais aussi d’autant plus signifiants qu’ils sont à contre-courant de la démagogie sécuritaire et raciste vomie au quotidien sur les plateaux TV et par la grande majorité des partis institutionnels. Nous avons également, à l’instar des autres listes révolutionnaires, subi un boycott quasi total des médias dont la défense de façade de la pluralité des points de vue s’arrête, sans surprise, au fait de donner la parole à des listes qui assument un programme révolutionnaire et internationaliste. Sans compter les cinq millions de travailleurs et de travailleuses étrangers qui vivent, travaillent et payent des impôts ici… mais n’ont pas le droit de vote.
Pendant cette campagne militante, nous avons fait du porte-à-porte et discuté avec des milliers de travailleurs et de jeunes, d’abord pour constituer nos listes ouvrières et révolutionnaires, puis pour appeler à voter et faire voter pour elles. Nous n’avons pas, à cette occasion, défendu un programme électoral de gestion locale fait de mesures même « radicales »… comme si les problèmes des travailleurs – depuis les allocations, pensions et salaires trop bas jusqu’aux logements insalubres, mais aussi l’escalade guerrière et militariste à l’œuvre – pouvaient se résoudre en gérant un conseil municipal dans l’océan capitaliste.
Nous avons entendu énormément de colère et de ras-le-bol contre les « politiciens » qui prétendent gérer cette société dans laquelle une minorité de parasites à la tête des grandes entreprises se gavent de profits alors que la vie est de plus en plus dure pour la grande majorité. Nos listes ont cherché à lutter contre tout sentiment de résignation face à cette situation en mettant en avant des objectifs de lutte pour le monde du travail. Ceux-ci ne peuvent être atteints que par l’organisation des travailleurs et des populations pauvres afin de résoudre nous-mêmes nos propres problèmes dans la perspective communiste d’une société organisée en fonction de nos besoins à tous et toutes.
En additionnant nos voix avec le reste des listes révolutionnaires (LO, RP, PT), c’est finalement plus de cent mille travailleurs, travailleuses, jeunes et retraités qui ont souhaité donner de la force aux combats qui se mènent chaque jour contre l’austérité, l’exploitation, la violence sociale, le racisme, les guerres, la destruction de la planète… C’est un encouragement pour toutes celles et ceux qui les mènent !
17 mars 2026, Boris Leto
Tableau de nos résultats aux élections municipales et ceux de l’extrême gauche