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Violences dans l’enseignement catholique : l’affaire Bétharram s’étend… en Afrique

L’affaire des violences physiques, sexuelles et autres au sein de la congrégation religieuse du Sacré‑Cœur de Jésus avait commencé au lycée-collège de Bétharram, à côté de Pau (Pyrénées Atlantiques), avant de toucher d’autres établissements de l’Hexagone. Désormais la commission d’enquête indépendante qui se penche sur le scandale poursuit ses investigations, notamment en Côte d’Ivoire où la congrégation est présente depuis 1959. D’ores et déjà six personnes de nationalité ivoirienne ou originaires du pays ont dénoncé des faits d’agression sexuelle et de viols. Les témoignages recueillis à Abidjan indiquent que le nombre de victimes pourrait être plus élevé que celui déjà connu, car les témoins déclarent souvent avoir vu d’autres personnes subir de tels abus. La commission va maintenant enquêter dans d’autres pays comme le Burkina Faso et la Centrafrique. Un scandale sordide qui ne fait que commencer et qui n’a été possible que grâce à la passivité, voire la complicité, d’une partie de la classe politique et de l’administration.