La Fondation des femmes vient de publier son deuxième baromètre annuel. Il montre qu’en 2026, la population s’inquiète sur le devenir des droits des femmes. « En un an, le sentiment de menace est en hausse de 22 % par rapport à l’an dernier », alerte Anne-Cécile Mailfert, la présidente de l’association. Elles et ils sont 32 % au total à ressentir une situation dégradée. Pour un quart, les droits des femmes sont aujourd’hui remis en cause, 31 % sont préoccupés par l’influence des discours masculinistes sur les réseaux sociaux et 44 % affirment que les mouvements conservateurs et d’extrême droite sont incompatibles avec les droits des femmes. En outre domine le sentiment que l’on ne peut pas compter sur les pouvoirs publics dans ce domaine. 43 % des sondés n’ont pas confiance dans la police (soit une augmentation de 9 % en un an), 51 % se méfient de la justice et 64 % critiquent le gouvernement en matière de violences faites aux femmes. Mais un élément encourageant cependant : 66 % des femmes et des hommes interrogés reconnaissent la valeur positive du féminisme et des luttes qu’il impulse.