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Violences sur les enfants : le « droit de correction » parental n’existe pas

Les associations de protection de l’enfance ont accueilli avec satisfaction la décision de la Cour de cassation qui vient de décider que toute violence faite à un enfant, même de la part de ses parents, était illégale. La plus haute juridiction a ainsi censuré la cour d’appel de Metz (Moselle) qui, en novembre 2024, avait relaxé un père – condamné en première instance à dix-huit mois de prison avec sursis – au prétexte que ses violences étaient restées « proportionnées » et « sans dommage » et en considérant qu’un « droit de correction » pouvait être reconnu à un parent. C’est la mère de l’enfant qui avait porté plainte. Le dossier a été renvoyé devant la cour d’appel de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Mais qu’il ait fallu attendre le premier quart du 21e siècle pour que l’on interdise ce type de violence dans le cercle familial en dit long sur la place de l’enfant dans la société.