Nos vies valent plus que leurs profits

Ils ne feront pas taire notre colère ouvrière et internationaliste

Le NPA-Révolutionnaires était présent mardi 2 décembre à Douai au rassemblement de soutien à Jean-Paul Delescaut, secrétaire départemental de la CGT du Nord, accusé « d’apologie du terrorisme », un prétexte pour s’attaquer à son soutien au peuple palestinien. Condamné en mars dernier à un an de prison avec sursis et 5000 euros d’amende, Jean-Paul Delescaut était de retour au tribunal pour faire appel de la décision.

Tous concernés par l’attaque contre Jean-Paul Delescaut

« Les horreurs de l’occupation illégale se sont accumulées. Depuis samedi [7 octobre], elles reçoivent les réponses qu’elles ont provoquées », c’est la phrase d’un tract qui lui a valu un réveil à 6 heures du matin le vendredi 20 octobre par la police, et la condamnation pour « apologie du terrorisme ». Après avoir interdit des manifestations en novembre 2023, l’État s’est attaqué à plusieurs militants politiques et syndicaux dénonçant la politique criminelle de l’État d’Israël en les accusant tantôt d’apologie du terrorisme, tantôt d’antisémitisme. Au-delà des militants, ce sont tous les soutiens aux Palestiniens que l’État menace. Être nombreux dans les rues, en manifestation, cela permet d’exprimer notre soutien aux Palestiniens en premier lieu, mais aussi montrer à tous les travailleurs qui n’osent pas s’exprimer, que nous pouvons le faire tous ensemble.

Le patronat à l’attaque

Le même jour du deuxième procès de Jean-Paul Delescaut, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a été mise en examen pour « injure publique ». Le motif ? Elle a dit en janvier 2025 que « les rats quittent le navire », en parlant des grands patrons français. Les rongeurs de salaires du CAC 40 et l’État à son service usent du même mécanisme : attaquer les militants syndicaux en justice pour menacer tout le monde du travail. La condamnation en juillet dernier de Gaël Quirante, notre camarade, à six mois de prison avec sursis pour des faits de grève en est la démonstration aussi. Mais nous ne nous laisserons pas faire ! Dans un contexte d’annonces militaristes avec retour du service militaire volontaire, l’État voudrait mettre au pas la classe ouvrière et la jeunesse. Ces tentatives d’intimidations n’empêcheront pas la colère ouvrière et la solidarité internationaliste de s’exprimer !

Julie Devrim