Après les femmes, qui continuent de défier le pouvoir au quotidien depuis les grandes mobilisations de 2022, d’autres catégories sont entrées en lutte pour protester notamment contre la vie chère, l’hyperinflation, les coupures d’eau et d’électricité, etc. Ce sont les commerçants, notamment ceux du Bazar de Téhéran, qui ont lancé le mouvement en fermant boutique pour dénoncer l’effondrement de l’économie iranienne, durement touchée par les sanctions prises par les pays occidentaux, au premier rang desquels les États-Unis et l’Union européenne. Ils ont été bientôt rejoints par les étudiants des universités de Téhéran, de Behesti et de Sharif qui ont ajouté aux revendications économiques des slogans politiques contre la dictature des ayatollahs. Pour tenter d’endiguer le mouvement, le gouvernement a décidé de fermer les universités et tous les établissements scolaires, officiellement « en raison du froid » tout en promettant de faire preuve de « fermeté » contre toute tentative de déstabilisation du régime. Mais, pour l’instant, les manifestations se poursuivent.