Nos vies valent plus que leurs profits

Parité hommes-femmes à la direction des entreprises : pas gagné

Une loi votée le 24 décembre 2021 « visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle » entre les hommes et les femmes prévoit qu’au 1er mars 2026 les entreprises de plus de 1 000 salariés seront dans l’obligation de respecter un seuil de 30 % de femmes au niveau de leurs organismes de direction (comités exécutifs ou comités de direction). À partir du 1er mars 2029 l’objectif passera à 40 %. Pour l’instant, dans les grandes entreprises, on est loin du compte. Chez Bouygues, les femmes représentent 7 % de la direction, 13 % chez Stellantis, 20 % chez Airbus, 21 % chez Vinci, 24 % chez Capgemini, 25 % chez Danone, LVMH, et Sanofi, 25 % chez Safran et 27 % chez Renault. Mais attention : si elles n’atteignent pas les 30 % à la date butoir, ces entreprises ne seront pas pénalisées. Ce n’est qu’à partir du 1er mars 2029 qu’elles disposeront… d’un délai de deux ans pour se mettre aux normes. Elles sont donc tranquilles au moins jusqu’en 2031. À moins que cette date ne soit à nouveau reculée. Autant dire que même à ce niveau, la parité hommes-femmes n’est pas pour demain.