C’est l’hebdomadaire allemand Die Zeit, cité par Courrier international, qui nous l’apprend. Dans le Land de Saxe, à l’est du pays, des municipalités obligent les demandeurs d’asile à effectuer jusqu’à 25 heures hebdomadaires de travaux d’intérêt général pour un salaire de… 80 centimes d’euro de l’heure. Quiconque refuse de prendre part à ce dispositif se voit privé de toute aide sociale. D’après le Conseil des réfugiés de Saxe, cette mesure frise « le travail forcé ». Et l’association Pro-Asyl de souligner « qu’il est raciste et dégradant de suggérer que les réfugiés ne souhaitent pas travailler ». De son côté le syndicat Ver.di appelle à « ne pas réduire les réfugiés à des actifs de deuxième classe qu’on exploite pour des salaires de misère ». Quant à l’extrême droite, qui a le vent en poupe, elle applaudit bien sûr la mesure.