Le Premier ministre vient de présenter la énième mouture de son projet de budget pour cette année. Avec toujours les mêmes ficelles : quelques concessions « sociales » pour amadouer sur sa gauche le Parti socialiste (augmentation de la prime d’activité, repas à un euro dans les restos U…) et quelques autres « sécuritaires » (plus de crédits pour la police et la justice) sur sa droite pour faire les yeux doux à Laurent Wauquiez et aux Républicains. Mais une constante dans tous ces textes : pas question de taxer sérieusement les super-riches ni de réduire les aides, exonérations de charges de toutes sortes et crédits d’impôt dont bénéficient les entreprises. Et de cela Olivier Faure et ses amis s’en accommodent fort bien…