Nos vies valent plus que leurs profits

À Strasbourg : réquisitionner les logements vides est une urgence sociale

À Strasbourg, après les jolies lumières et les décorations du marché de Noël, on retrouve les aberrations de la société capitaliste. À la Meinau, un quartier de la ville, sept familles de migrants dorment dehors, dans un campement sauvage, malgré les températures hivernales, souvent glaciales ici. À côté de cela, 9 % du parc immobilier est composé de bâtiments vides dont 14 000 logements vacants. Qu’il s’agisse de tours de bureaux construites il y a des années pour permettre aux promoteurs de profiter d’aides juteuses sans répondre aux besoins réels ou de logements volontairement laissés vacants afin que les propriétaires puissent spéculer tranquillement. On pourrait largement loger toutes ces familles, et bien davantage, et la réquisition des logements vides est une mesure urgente à mettre en œuvre.

La municipalité actuelle ne fait rien et ne pourrait, de toute façon, pas faire grand-chose sans l’aval de la préfecture. De telles urgences sociales ne pourront être résolues qu’en s’attaquant à la racine : le pouvoir social des propriétaires et des patrons, qui constitue une véritable dictature pour les pauvres et les travailleurs. On ne peut plus laisser un besoin vital entre les mains d’une minorité de propriétaires qui font la loi sur le parc immobilier.

Clément Soubise, cheminot, et Loïse Corsini, salariée dans la culture, militants communistes, sont les têtes de liste que nous présentons à cette élection pour porter ces perspectives ouvrières et révolutionnaires.