L’établissement d’enseignement catholique Notre-Dame de Bétharram, situé près de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, est, depuis des mois, au centre d’accusations d’agressions sexistes et sexuelles, voire de tortures et de viols, dont se sont rendus coupables certains enseignants. Pour calmer le jeu, il a d’abord changé de nom – il s’appelle désormais le Beau Rameau – et le Secrétariat général de l’enseignement catholique a finalement confirmé qu’il allait fermer d’ici trois mois… pour déménager dans une commune voisine. Et de promettre que ses pratiques délictueuses seront renvoyées « dans les oubliettes de l’histoire ». Sans doute. Sauf que le scandale de Bétharram a servi de révélateur. Les langues se sont déliées et plusieurs autres établissements catholiques sont dans l’œil du cyclone. Alors plutôt que cacher la poussière sous le tapis il faudrait mieux s’interroger sur le laxisme des autorités universitaires qui ne contrôlent ces établissements qu’épisodiquement, voire pas du tout, bien qu’ils soient financés en grande partie avec de l’argent public.