Sari Bashi, la directrice du Comité public contre la torture en Israël, a dénoncé les arrestations que la puissance occupante poursuit dans la bande de Gaza malgré le cessez-le-feu mais aussi les conditions de détention de tous les détenus. Elle alerte également sur la volonté du régime israélien de mettre en place la peine de mort pour les Palestiniens. Les prisonniers sont soumis à des viols, des violences physiques et morales et des tortures qui entrainent parfois la mort. En outre ils souffrent de conditions de détention déplorables et d’une nourriture insuffisante. Selon les chiffres officiels (sans doute sous-estimés) du Service pénitentiaire israélien près de 11 000 détenus palestiniens sont classés comme « prisonniers de sécurité ». Parmi eux, plus de 3 500 sont catalogués « détenus administratifs », c’est-à-dire qu’ils sont emprisonnés sans procès, ni jugement. Il faut ajouter quatre centres de détention gérés par l’armée, qui se refuse de fournir des données sur le nombre de prisonniers. Des constatations confirmées par une autre ONG israélienne de défense des droits de l’homme, B’Tselem, qui a intitulé son dernier rapport : « Bienvenue en enfer ». On comprend pourquoi.