Plus c’est gros, plus ça passe. Le 26 janvier, le ministère de l’Éducation nationale a présenté une copie prévoyant… 800 suppressions de postes supplémentaires par rapport aux 3 200 déjà prévues dans le budget ! Devant le tollé, Édouard Geffray a finalement prétendu « une erreur » et présenté une nouvelle version.
Mais la note s’avère toujours très salée pour les établissements. Ainsi, dans l’académie de Lille, 245 postes sont supprimés dans le premier degré, 167 dans le second. À Bordeaux, ce sont 125 suppressions dans les collèges et lycées, 99 dans les écoles ; en Normandie, 253 suppressions au total…
C’est sans compter les suppressions de postes de conseiller principal d’éducation (CPE) : à Paris, quatre postes vont disparaître, dans des établissements déjà au bord de l’explosion. De même pour le personnel administratif : l’académie de Nancy-Metz perd cinq postes, celle de Reims quatre…
Le ministère justifie ses suppressions au nom de la baisse démographique. Mais rien que dans les collèges et lycées, alors qu’entre 2017 et 2023, le nombre d’élèves a augmenté de plus de 8 000, ce sont 8 000 postes d’enseignants qui ont été supprimés ! La démographie, c’est quand ça les arrange.
Cette saignée est bien l’illustration que ce budget adopté au 49.3 avec la complicité du PS, est un budget de guerre sociale. Plus que jamais, loin des impasses institutionnelles, il va falloir se battre, par la grève et les manifs, contre ces coupes dans les services publics !
3 février 2026. Aurélien Péréna