Alors que nous venions de déposer notre candidature auprès de la préfecture, nous apprenons que le président de l’UGA a pris en début d’après-midi un arrêté d’interdiction contre la réunion publique de présentation de notre liste et de notre programme, qui doit se tenir ce soir. Cette interdiction survient trois heures avant le début de notre réunion.
Nous étions invités par les étudiantes et étudiants candidats sur notre liste à venir sur le campus afin de présenter nos différents candidats, mais également de développer le programme de lutte que nous portons lors de l’élection municipale. Ce type de réunion d’information et d’échange est une habitude ancrée dans le fonctionnement de l’Université et dans sa tradition de débat et d’échanges.
Nous nous étonnons que Yassine Lakhnech, qui participait il y a quelques jours à un colloque sur « l’engagement politique de la jeunesse » avec des députés et des élus, procède, par cet arrêté, à une atteinte aussi grave que surprenante envers la liberté d’expression et de réunion.
Présenter des candidats issus du monde du travail et de la jeunesse, ainsi qu’un programme mettant en avant la nécessité des mobilisations collectives, ne devrait pas être considéré comme un trouble à l’ordre public, comme semble le présenter la présidence de l’UGA.
Toutes les réunions publiques organisées par le NPA-Révolutionnaires sur le campus se sont déroulées sans qu’aucun incident n’ait été à déplorer, et ce depuis des années.
Nous réaffirmons le droit de se réunir et demandons à l’UGA de retirer son arrêté.
Nous serons bien évidemment présents à l’ARSH aux côtés de Baptiste Anglade, notre tête de liste, et invitons la presse à venir couvrir cet événement.
12 février 2026. NPA Révolutionnaires – Grenoble