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Dans Place Gre’Net — Interdiction d’une réunion politique à l’Université Grenoble Alpes : le NPA crie à la censure

Ci-dessous un article de Place Gre’Net

 

 

Une réunion publique organisée par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)-Révolutionnaires a été interdite jeudi 12 février 2026 par l’Université Grenoble Alpes (UGA). Le NPA, qui conteste vivement cette décision, y voit une tentative de censure et une restriction inacceptable des droits fondamentaux.

La tenue d’une réunion publique organisée par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)-Révolutionnaires a été interdite jeudi 12 février 2026 par l’Université Grenoble Alpes (UGA). Initialement prévue à 18 heures dans le bâtiment ARSH, cette réunion avait pour objectif de présenter les candidats du parti, ainsi que leur programme, en vue des prochaines élections municipales.

Cette interdiction, que l’Université justifie par des raisons administratives, a suscité une vive réaction du NPA, qui y voit une restriction inacceptable de la liberté d’expression et de réunion.

L’UGA invoque le non-respect des procédures administratives

Dans un communiqué, l’UGA affirme avoir pris un arrêté d’interdiction concernant cette réunion publique en raison de « l’absence de demande d’autorisation préalable », conformément à l’article 65 de son règlement intérieur. L’université rappelle par ailleurs que tout « événement accueillant du public sur le campus universitaire nécessite une autorisation préalable de la présidence », en application de l’article L.712 – 2 du code de l’éducation.

Selon l’UGA, « la publicité de l’événement ayant été effectuée sans autorisation, le président a pris, à titre conservatoire, un arrêté d’interdiction de cette réunion publique ». L’arrêté a été transmis au rectorat de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes, au recteur de l’académie de Lyon, ainsi qu’aux organisateurs de l’événement.

L’UGA insiste sur le fait que cette mesure vise à garantir l’ordre et la sécurité au sein de l’établissement. Elle souligne à ce titre que « le président de l’Université dispose de pouvoirs de police administrative pour maintenir l’ordre dans l’établissement ».

Le NPA dénonce une atteinte aux libertés fondamentales

Le NPA-Révolutionnaires a vivement réagi à cette interdiction. Dans un communiqué publié le 12 février 2026, le parti dénonce une « atteinte grave et surprenante envers la liberté d’expression et de réunion ». Il rappelle par ailleurs que « toutes les réunions publiques organisées par le NPA-Révolutionnaires sur le campus se sont déroulées sans qu’aucun incident n’ait été à déplorer, et ce depuis des années ».

Le NPA s’interroge sur la cohérence de cette décision, soulignant que « Yassine Lakhnech [président de l’Université, ndlr], qui participait il y a quelques jours à un colloque sur « l’engagement politique de la jeunesse » avec des députés et des élus ».

Pour le parti révolutionnaire, « présenter des candidats issus du monde du travail et de la jeunesse, ainsi qu’un programme mettant en avant la nécessité des mobilisations collectives, ne devrait pas être considéré comme un trouble à l’ordre public ».

Malgré l’interdiction, les militants ont tenu leur réunion à l’extérieur du bâtiment ARSH, sur le parvis du campus. Une centaine de personnes ont assisté à ce rassemblement improvisé, au cours duquel Baptiste Anglade, tête de liste du NPA, a présenté les grandes lignes du programme du parti.