C’est devant le tribunal judiciaire que se poursuit le procès d’entreprises accusées d’avoir employé des travailleurs sans papiers sur plusieurs chantiers entre 2018 et 2022, y compris celui du village des athlètes des Jeux olympiques 2025, situé entre Saint-Denis et Saint-Ouen. L’entreprise chargée du chantier olympique, GCC, sous-traitait la construction de l’ouvrage à une autre entreprise, RBC qui elle-même avait ses propres sous-traitants : Batidem, YTB, Sari ou encore LMF. Et tout ce petit monde employait sans les déclarer des dizaines d’ouvriers sans papiers, souvent d’origine malienne, qui subissaient le travail non déclaré, les heures supplémentaires non payées, les violences et les pressions de toutes sortes. Ils étaient devenus de véritables forçats de la sous-traitance aux mains de patrons sans scrupules.