Lors du premier grand débat des élections municipales dans la cité phocéenne, organisé par BFMTV et le journal La Provence, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, a revendiqué comme « valeurs » le triptyque « travail, famille, patrie », cher en son temps au régime de Vichy. Lorsque, sur le plateau, on lui fait remarquer qu’il s’agit d’un slogan du maréchal Pétain elle répond : « Oui, mais ce sont mes valeurs. J’assume mes valeurs. » Un appel du pied à peine déguisé à l’électorat du Rassemblement national dont elle dit partager « les préoccupations ». Mais surtout une grossière manœuvre électorale pour la candidate soutenue par le camp macroniste (Renaissance, MoDem, Horizons) et Les Républicains et qui, dans les sondages, arrive loin derrière le candidat d’extrême droite, le député RN Franck Allisio. Lui piquer quelques voix vaut bien de reprendre à son compte une idéologie nauséabonde. Comme le dirait Macron on peut, en même temps, être centriste et un peu facho sur les bords. L’important est d’être élue.