
La semaine dernière, les salariés de l’enseigne d’ameublement Alinéa, placée en redressement judiciaire en novembre 2025, ont appris par mail la liquidation de la société à la mi-mars. Le repreneur principal, une société immobilière roumaine, qui devait assurer le maintien d’environ un millier d’emplois, s’est finalement retiré.
Pour les 1 200 salariés qui vont maintenant payer les pots cassés, il y a comme un air de déjà-vu.
En 2020, l’Association familiale Mulliez (AFM), propriétaire de l’enseigne, avait bénéficié des dispositifs d’aide aux entreprises pendant l’épidémie de Covid, qui lui avaient permis de déposer le bilan avant de racheter la société affranchie de ses dettes, s’offrant ainsi 120 millions d’économies, tout en se laissant le luxe de licencier pas moins de 1 000 de leurs salariés.
Ce samedi, 13 magasins se sont mis en grève pour exiger des reclassements dans l’ensemble des sociétés détenues par l’AFM et un PSE qui prenne en compte l’ancienneté des salariés.
Après les magouilles économiques pendant l’épidémie, la vague de licenciements à Auchan et maintenant la liquidation d’Alinéa, une chose est sûre : les Mulliez s’arrangent toujours pour que ce soient les travailleurs qui paient l’addition.
Correspondant