Vendredi 30 octobre, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui envoie la police frapper, éborgner, mutiler et gazer les lycéens depuis le début du mouvement, est venu à Rouen pour participer à une réunion sur le « maintien de l’ordre » avec la préfecture. Après ça, il s’est rendu au commissariat central de Brisout de Barneville où il a choisi de s’adresser aux policiers devant les caméras. Il a profité de l’occasion pour réitérer son soutien à la police rouennaise déclarant alors : « […] Il faut aller au contact, il faut aller à l’impact, je sais que vous le faites toujours avec la plus grande proportionnalité, et moi, j’ai toute confiance dans votre capacité à bien gérer les choses demain. »

Tout un symbole, alors que lors de la manifestation de samedi dernier, la police s’illustrait à Rouen à la fois pour sa clémence envers les militants d’extrême droite identitaires qui violentent les manifestants sous prétexte de défendre les commerces et pour sa sévérité envers tous les autres dont des enfants qui ont été visés par une grenade lacrymogène dans le centre-ville, violence que le ministre qualifie de « proportionnée ».

C’est un signal envoyé à tous les jeunes et les travailleurs qui veulent manifester, Nuñez remet en lumière le rôle de la police, c’est-à-dire de faire taire ceux qui voudraient lutter aujourd’hui.

Une seule réponse : tous et toutes dans les manifestations des prochains jours !