[…] Aujourd’hui, cette journée de grève morne annoncée du 29 septembre qui n’était même pas une journée interprofessionnelle prend une autre connotation avec la mobilisation des pompiers, avec une compréhension basique, simple de toutes celles et tous ceux qui se confrontent au pouvoir du patronat. Celle de dire : regroupons-nous un même jour, dans un même lieu, pour imposer nos revendications. […]

En 1939… et aujourd’hui !

Pour venir ici, on a traversé Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Barcarès. En 1939, après la chute de Barcelone, c’était des camps d’internement de réfugiés. 500 000 Espagnols qui fuyaient l’extrême droite, le fascisme et qui étaient parqués, avec aucune possibilité de déplacement. Grâce à Daladier, un des artisans principaux du Front populaire. […] Cela ne peut que faire écho avec ce que nous avons vu à Ceuta début août, avec fort heureusement des manifestations pour dégager les youtubeurs d’extrême droite. Mais aux travailleurs et aux travailleuses qui aujourd’hui se tromperaient d’ennemis : n’y a-t-il pas suffisamment de richesses sur l’ensemble de la planète, pour permettre d’en finir aujourd’hui avec ces frontières qui tuent ? […]

Les slogans qu’on met sur nos banderoles ne sont pas que des slogans de propagande. On veut défendre la mise en mouvement des travailleurs et des travailleuses de l’ensemble de la planète, indépendante de la bourgeoisie. On le dit haut et fort : « Oui à l’ouverture des frontières, oui à la liberté de circulation ! » Et si nous sommes les seuls à le défendre dans ces élections présidentielles avec les camarades de la gauche révolutionnaire, c’est que c’est une question essentielle. Le nationalisme auprès de nos collègues est un poison. […]

40 ans de politique antisociale, c’est 40 % pour l’extrême droite

Ce combat contre l’extrême droite, nous le prenons au sérieux. On veut en finir avec ces fronts républicains. Borne, Darmanin, Attal… en juillet 2024, toute la ribambelle de la gauche nous appelait à voter pour eux. Quand on dit « 40 ans de politique antisociale, c’est 40 % pour l’extrême droite », c’est aussi 40 ans de politique de front républicain.

L’arme des travailleurs, c’est l’auto-organisation…

[…] Lorsqu’on discute de renforcer le camp des révolutionnaires, c’est parce qu’on sait que ça fait une différence dans les entreprises, dans les grèves, dans la capacité de dire que l’arme des travailleurs, c’est l’auto-organisation, c’est les assemblées générales, c’est la coordination de ces assemblées générales, c’est les comités de grève. […] La confrontation et l’affrontement, nous ne devons pas en avoir peur. Nous devons l’anticiper, nous devons l’organiser. Ça s’appelle construire une organisation révolutionnaire.

L’intervention de Gaël en vidéo 

 


 

 

Les interventions au meeting du 23 août à nos rencontres d’été révolutionnaires