Cet été on a pris feu […] Mais, nous, on connait les coupables : ils s’appellent TotalEnergies, Shell ou Amazon… Alors non, on n’est pas écolo « anxieux », on est écolo enragé. […] Tout programme qui ne propose pas d’exproprier les grandes entreprises, est l’équivalent d’une lettre au père Noël. Parce que de toute façon, le principal problème reste que Mélenchon nous produira peut-être des Canadair, mais il produira surtout des Rafale pour les profits des patrons de l’armement. […] Rien que cette année, on sent que l’explosion des budgets militaires de chaque pays n’est pas près de s’arrêter. En France, les industriels de la défense cumulent plus de 100 milliards d’euros de commandes sur la période 2025-2026. […]
Alors qui sont les utopistes ? Ceux qui veulent qu’on demande aux patrons de « faire mieux » ou ceux qui veulent leur prendre les moyens de production ? Ceux qui demandent de l’aide à l’ONU après trois ans de massacres, 70 ans d’occupation et plus d’un siècle de colonisation en Palestine ? Ou ceux qui pensent que seule la révolte de tous les opprimés de la région pourra arrêter le génocide en cours ?
Oui il y a urgence à la révolution. Des révoltes, il y en a. Il n’y a qu’à voir l’embrasement de la Gen Z dans le monde depuis trois ans, dont la force a permis de renverser des ministres ou des gouvernements entiers. On peut penser au Bangladesh, au Maroc, à l’Indonésie ou à Madagascar, ou plus récemment au mouvement des cafards en Inde. Et pourtant la révolution mondiale n’a pas commencé. Car l’effort d’un mouvement collectif ne suffit pas, c’est aussi quels objectifs on se donne, quelle classe prend la tête de la révolte. La figure de la révolte en Inde a fini par appeler au calme suite à la démission du ministre de l’Éducation. Mais rien n’a changé. Et cette capitulation sans perspective nous rappelle que seule la classe ouvrière armée d’un véritable programme socialiste pourra mener jusqu’au bout une révolution. Il faut mettre en avant les intérêts de la classe ouvrière et surtout rendre possible son organisation en vue de sa prise du pouvoir. C’est pour tout cela qu’on pense qu’un parti communiste révolutionnaire est un outil indispensable et qu’il y a nécessité et urgence de le construire, en commençant dès maintenant à notre modeste échelle.
L’intervention d’Hortense en vidéo
Les interventions au meeting du 23 août à nos rencontres d’été révolutionnaires
- Elena — 57 jours de lutte au Samu social de Paris : une lutte inédite menée conjointement avec celle des familles à la rue
- Guillaume — Dans l’aéronautique, en France comme en Espagne, un été chaud, mais aussi dans la lutte
- Ruben, militant d’Izar (État espagnol) — Une rentrée mouvementée et une opportunité d’intervenir pour les courants révolutionnaires
- Rika, RSO d’Allemagne (Organisation socialiste révolutionnaire)— Il faut la force d’une classe organisée qui se rebelle…
- Hortense, secteur jeune du NPA-R — « On n’est pas “écolos-anxieux”, on est écolos enragés ! »
- Gaël, notre porte-parole national de campagne — Oui à l’ouverture des frontières, oui à la liberté de circulation !
- Selma, conductrice de bus, 31 ans — Une travailleuse communiste révolutionnaire qui portera la voix de celles et ceux qui ne baisseront jamais la tête à l’élection reine de la république du fric