Capgemini, le géant tricolore des services informatiques, était au centre d’une polémique après la révélation, par la presse, d’un contrat dans lequel il a notamment fourni à l’ICE, la sinistre police trumpiste de l’immigration, un outil d’identification et de localisation de personnes étrangères. Pour calmer les choses Capdemini a donc décidé de se séparer de sa filiale américaine, Capgemini Government Solutions, et de la mettre en vente. Et il l’a fait largement savoir. Un sacrifice tout relatif puisque ladite filiale ne représente que 0,4 % du chiffre d’affaires estimé du groupe en 2025 et 2 % de ses ventes aux États-Unis. Dans le même temps, Capgemini, présent dans une cinquantaine de pays, continue de vendre ses logiciels d’identification à des dizaines d’armées, de polices et de forces de répression à travers le monde. La morale s’arrête où les affaires commencent.