Depuis plusieurs semaines, l’actualité internationale, en particulier aux États-Unis, suscite des discussions sur les lieux de travail. La situation ne laisse pas indifférent et beaucoup de travailleurs cherchent à comprendre ce qu’il se passe et comment tout ça peut impacter leur vie.
Droits de douane : nous faire payer quoi qu’il arrive
Trump dégaine à tout-va ses menaces de droits de douane. Une politique qui inquiète bien des travailleurs pour qui ces nouvelles taxes pourraient signifier la fermeture d’usines en France et des licenciements de masse. On s’interroge : ne faudrait-il pas en faire de même et mettre en place « nos » propres droits de douane ? Des mesures qui provoqueraient immédiatement une inflation monstre puisque les taxes seraient répercutées sur les prix. Dans tous les cas, les grandes entreprises empochent la mise. Et puis, les patrons n’ont pas vraiment attendu le protectionnisme des États-Unis pour augmenter la productivité et supprimer des centaines de milliers d’emplois. On s’en rend bien compte tous les jours. Il n’est pas sûr que Trump aille jusqu’au bout de sa politique protectionniste, car les États-Unis ont encore largement besoin de commercer avec l’Union européenne, mais la situation éclaire au moins sur un aspect : ni le protectionnisme ni le libre-échange ne sont une solution pour les travailleurs sous le capitalisme.
Un salut nazi qui en dit long
Autre actualité qui est venue s’immiscer dans les discussions au travail : l’arrivée du milliardaire de la tech Elon Musk sur la scène politique. Ce milliardaire sorti de nulle part impressionne autant qu’il inquiète. Les vidéos des fusées SpaceX qui pullulent sur les réseaux et ses tweets masculinistes en font, pour certains, un génie à la poigne ferme. Un génie qui ne serait pourtant pas grand-chose sans les dizaines de milliers de travailleurs, ouvriers, techniciens, ingénieurs, qu’il exploite férocement dans ses entreprises et les milliards d’euros de subventions versés par l’État américain. Mais voilà que le « génie » fait un salut nazi lors de l’investiture de Trump. Les discussions sont vives pour interpréter le geste. L’homme le plus riche du monde serait-il un partisan d’Hitler ? Il s’en défend pour ne pas écorcher l’image de ses entreprises, mais soutient ouvertement l’AfD en Allemagne, un parti d’extrême droite néo-nazi. Des « génies » comme celui-là, les travailleurs vont devoir s’en débarrasser au risque que l’histoire se répète.
Budget militaire pour défendre la France… des riches
Trump est aussi venu remettre sur la table les discussions sur la guerre en Ukraine, en annonçant que les États-Unis allaient diminuer, voire supprimer, leur soutien à Zelensky. Macron en a profité pour proposer le doublement du budget de la Défense. Alors, on s’interroge : mais où va-t-il aller chercher tous ces milliards alors qu’on nous répète depuis des mois que les caisses de l’État sont vides ? Avec Macron, on connaît la musique, il va continuer à nous faire les poches pour enrichir ses amis industriels de l’armement. On s’interroge quand même : s’il s’agit de s’opposer à Poutine sans l’aide des États-Unis, peut-être que cette fois ça en vaut la peine. C’est d’ailleurs ce que répète toute la classe politique en chœur. Des illusions vite balayées par les interventions de Trump sur les minerais en Ukraine. Les États occidentaux n’ont jamais soutenu l’Ukraine pour la démocratie, c’est le pillage des matières premières qui les intéresse.