C’est le syndicat FSU Emploi qui a levé le lièvre. Alors que le gouvernement prévoit de supprimer plus de 1 600 postes à France Travail, dans le même temps l’agence de l’emploi va recruter un général d’armée pour piloter « les nouvelles forces spéciales » de l’établissement public et orienter les demandeurs d’emplois vers les métiers de la défense. L’organisation syndicale écrit notamment : « Dans un contexte de suppressions de postes, non-remplacements, surcharge de portefeuilles, épuisement professionnels, perte de sens, durcissement des sanctions, obligations toujours plus nombreuses, conditionnalité accrue des droits, on réduit les moyens humains d’accompagnement des 7,5 millions d’inscrit.es, mais on embauche un général ! On peut désormais parler de gestion disciplinaire du chômage, d’accompagnement à la mise au pas. » Et de conclure : « La hiérarchisation et la militarisation des sociétés ont toujours mené à la guerre pour maintenir un système capitaliste broyeur de vies au profit de quelques nantis. La FSU Emploi n’en veut pas. » Nous non plus !