Alors que le froid s’est abattu sur une bonne partie du pays, que le verglas ou les importantes chutes de neige ont provoqué des embouteillages monstres et des morts sur les routes et les autoroutes, l’annulation de trains et la fermeture d’aéroports, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a trouvé un coupable tout désigné : les services météorologiques. Il leur reproche une mauvaise anticipation des phénomènes météo de ces derniers jours en estiment que l’épisode neigeux avait été « un peu sous-évalué ». C’est possible. Mais ce qu’oublie de rappeler le ministre, c’est qu’au cours des années les crédits alloués à Météo-France ont été sabrés à la hache. Déjà, en 2021, un rapport sénatorial soulignait que la baisse des effectifs et des crédits impactaient la fiabilité des prévisions. En deux ans 600 postes avaient été supprimés et la subvention de l’État avait baissé de 20 %. Et le rapporteur d’écrire : « Le nombre d’emplois a été réduit d’un quart, et le nombre d’antennes dans les territoires a été réduit des deux tiers. » On en voit le résultat aujourd’hui.