Nos vies valent plus que leurs profits

La chasse aux « colis chinois » continue

Le 1er mars dernier, l’administration imposait une taxe de deux euros par catégorie d’article pour les achats réalisés sur les grandes plateformes chinoises comme Temu, Shein et Ali-Express. Elle ciblait les colis de faible valeur, inférieure à 150 euros, qui arrivaient massivement depuis l’Asie et échappaient jusqu’ici aux droits de douane. Mais lesdites plateformes avaient trouvé la parade en faisant transiter leurs produits par des pays frontaliers, comme la Belgique, où une telle taxe ne s’applique pas. Bercy a donc décidé de renforcer les contrôles sur l’ensemble du territoire en donnant des pouvoirs élargis aux douanes. Le tout en attendant une future législation de l’Union européenne qui devrait voir le jour à l’automne de cette année. Mais l’expérience a prouvé que les consommateurs sont toujours les premières victimes lorsque l’on érige des barrières douanières nationales pour défendre l’industrie « bien de chez nous ».