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La justice bonne pomme à l’égard de Marine Le Pen

La cour d’appel du tribunal de Paris a indiqué qu’elle examinerait le dossier de Marine Le Pen « dans des délais qui devraient permettre de rendre une décision à l’été 2026 », soit un peu moins d’an avant la prochaine présidentielle. Une célérité tout à fait exceptionnelle pour cette institution qui a annoncé sa décision quelques heures après que le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, en ait exprimé le souhait devant l’Assemblée nationale. De là à penser que le ministre de la Justice a un peu tordu le bras aux juges, il n’y a qu’un pas. On sait que les justiciables, dans leur grande majorité, doivent attendre parfois des années avant de voir leurs affaires jugées. Un passe-droit donc pour la dirigeante du Rassemblement national qui a reçu l’appui de la droite, de l’extrême droite mais aussi d’une partie de la gauche. Désormais elle est reconnue par ses pairs comme faisant partie intégrante du sérail des défenseurs du régime.