Le tribunal administratif de Paris vient de suspendre en référé la révocation d’une infirmière, renvoyée pour port d’un calot. L’AP-HP (hôpitaux de Paris) devra la réintégrer dans un délai d’un mois. C’est un premier coup d’arrêt à l’arbitraire, avant le jugement au fond dans quelques mois. C’est surtout une victoire pour l’infirmière et ses collègues, qui subissent une chasse misogyne et raciste à l’hôpital public sous couvert de laïcité. La décision le dit clairement : le prétexte de l’hygiène, hypocritement avancé par l’AP-HP pour interdire le port permanent du calot, est discutable, et la sanction est de toute façon disproportionnée. Non, tous les coups ne sont pas permis !