La municipalité de Tel Aviv a publié sur les réseaux sociaux, sous forme de devinette, un post concernant la création dans la ville du parc Charles Clore. Une photo du parc était accompagnée de cette légende : « Qui sait dans quel but ce parc a été construit et ce qu’il était censé cacher ? » Le post a été supprimé peu après du compte de la municipalité qui a déclaré : « Le post, qui traitait d’écologie, était rédigé de manière maladroite, c’est pourquoi la municipalité a choisi de le retirer. » Ce parc, qui porte le nom d’un homme d’affaires juif britannique, a été construit, dans la seconde moitié du 20e siècle sur les ruines de l’ancien quartier palestinien de Manshiya, dont les habitants ont été chassés et qui a été rasé en 1948, lors de ce que les Palestiniens appellent la Nakba (la catastrophe) au cours de laquelle 530 villages ont été détruits, 750 000 Palestiniens contraints de fuir leurs terres et des communautés entières massacrées par les sionistes. Au moment où l’on célèbre « le jour du Souvenir », en mémoire des millions de victimes du génocide juif perpétré par les nazis, en Israël, on juge préférable d’oublier que la création de cet État a été fondée sur une dépossession violente des Palestiniens, qui se poursuit encore aujourd’hui, perpétrée par ceux qui considèrent qu’il n’y a pas de place pour deux peuples dans ce pays.